Plovdiv, LE coup de coeur!

Le 15 août 2016
Petite pose devant les remparts romains

Nous voici à Plovdiv!
En arrivant à la gare vendredi matin, première mission: se renseigner pour notre bus vers Istanbul. Comme on vous l’a déjà dit, c’est de là-bas que décolle notre vol pour Beyrouth lundi.
On trouve plusieurs compagnies qui proposent le trajet. On se laisse le temps de réfléchir pour les horaires.
Maintenant, il faut rejoindre le centre-ville où nous avons réservé une chambre… Une jeune fille rencontrée dans le bus nous propose de partager un taxi avec elle. Elle va nous faciliter la tache car le chauffeur ne parle pas un mot d’anglais et ne connait pas la rue où nous voulons aller. Bref, nous arrivons enfin devant l’adresse indiquée mais il n’y a personne! Le bar qui est juste à côté nous confirme que nous sommes au bon endroit mais refuse de passer un coup de téléphone pour nous. Nous le ferons par nous-mêmes et notre gentille propriétaire arrivera quelques minutes après.

Dans l’après-midi, nous commençons à nous balader dans la ville. Très vite nous tombons sous le charme…

La ville est construite entre 7 collines, même s’il n’en reste que 6. La dernière a été rasée pour récupérer de la pierre pour construire des immeubles.
Une nouvelle fois, je convaincs Matt de faire le Free Tour dans la ville. Et encore une fois, il sera tout content d’avoir eu des explications… Notamment, cette histoire de 7 collines.
Le jeune guide nous explique aussi l’usage de cette petite corniche

Il s’agit d’une pièce dédiée aux potins… J’explique: les femmes des nobles de la ville trouvaient le temps sacrément long, puisqu’elles ne faisaient pas grand chose de leur journée. Ce genre de perchoir leur permettait d’observer tout ce qui se passait dans la ville sans être repérées. Et c’est là que les pires ragots s’échangeaient.

Pendant la visite, on découvre aussi les maisons typiques de la noblesse (refaites pour la plupart). Il y a notamment la « Maison Lamartine » où le poète a été hébergé à peine 3 nuits. Il a d’ailleurs été malade en Bulgarie, et c’est ici qu’il été soigné très efficacement, c’est pourquoi il parle du pays dans son Voyage en Orient.
 

Plovdiv, c’est aussi une ville avec pas mal de vestiges romains… Un stade découvert par hasard et mis au jour en contre-bas d’une des places principales, un théâtre (lui aussi découvert par hasard à flanc de colline), un odéon et bien sûr des remparts.

Mais il n’y a pas que des vieilles pierres, Plovdiv c’est aussi la deuxième ville de Bulgarie. Elle est donc jeune et dynamique (mais pas trop)… Il fait bon se balader à la nuit tombée, et les terrasses sont très agréables. Surtout dans le quartier où nous logeons. On a appris par notre guide qu’il s’agissait de celui des artistes (un tout tout tout petit Montmartre, les escaliers en moins).
Autour de la vieille ville, de grandes avenues… Avec des immeubles qui datent pour la plupart de l’époque communiste, certains sont bien conservés, c’est plus compliqué pour d’autres.

Bref, vous l’aurez compris, Plovdiv a été un vrai coup de coeur (dédicace à Kiki qui avait entièrement raison). Sans le savoir, on s’était gardé le meilleur pour la fin. Parce qu’il est temps de partir.
Dimanche soir, nous grimpons dans un bus pour Istanbul… Et forcément, on a choisi la pire compagnie: le bus est bondé (forcément, ça ne sent pas très bon, ça pue même carrément), les sièges ne sont pas confortables, et nos voisins de derrière n’arrêtent pas de taper dans nos dossiers. On arrive à Istanbul lundi à 6h du matin après une nuit de rêve…