Objectif Carretera Austral

Le 26 février 2018

Les petites infos en +:

Puerto Chacabuco - Coihayque : 4.000P (départ à la sortie du bateau).
Coihayque - Villa Cerro Castillo : 7.000P (départ depuis la gare routière).

Réserve Nationale de Coihayque: 3.000P pour les étrangers, 2.000P pour les chiliens et résidents.

Ce mardi 16 janvier, nous quittons Chaitén au petit matin. Sur la route (ou plutôt la mer) qui doit nous conduire au Sud de la Carretera Austral, nous nous arrêtons d’abord au sud de… Chiloé, cette île que nous avons parcourue en voiture il y a quelques jours avec Audrey & Dax. Nous n’avions pas pu aller au delà du milieu de l’île, faute de temps, autant vous dire qu’on est ravis de débarquer à Quellón, en début d’après-midi ce mardi.
Nous avons repéré un camping, mais qui, forcément, n’est pas dans le centre ville. Nous avons prévu d’y passer les deux nuits que nous avons à attendre notre prochain bateau. D’après notre carte, il y a environ 3km. Nous décidons de commencer à pied, mais on n’avait pas prévu que ce serait en fait très long ce petit trajet. Heureusement, un gentil monsieur nous indique un arrêt de bus (ici on dit « micro »), de là, on arrivera directement à destination.

Les occupants de la micro sont forcément hyper étonnés de nous voir grimper là-dedans et chacun veut nous aider à trouver notre chemin. Finalement, on nous dépose juste à l’entrée du camping. Au bout de l’allée, un joli petit endroit nous attend. C’est plutôt bien tenu, et surtout une propriétaire adorable nous accueille à bras ouverts. Elle nous laisse nous installer où nous voulons, avec vue sur l’eau s’il vous plait!
Après un petit repas qui nous fait du bien, nous repartons vers le centre. Le but, dans cette ville à peu près grande, est de faire quelques courses pour les prochains jours: plus de 24h de bateau nous attendent à partir de jeudi matin. Après un petit tour, on remarque vite qu’il n’y a pas grand-chose à faire. Après notre mission courses et même fromage (qu’on trouve dans la rue), nous repartons au camping pour une bonne séance de travail. On ne dirait pas mais on commence à (presque) rattraper notre retard.

Le port de Quellón, en pleine ébullition

Le lendemain matin, nous avons décidé de faire la seule vraie activité de la ville… aller voir la fin de la Panamericana, cette route mythique qui début en Alaska et qui vient se terminer ici, sur l’île de Chiloé, à Quellón. Nous y arrivons à pied, histoire de dire

qu’on a fait les derniers kilomètres par nous-même. Parce que cette route, on l’a bien fréquentée, plus au Nord: en Colombie, au Pérou, et ici au Chili. Au total, elle traverse 12 pays et parcourt près de 22.000km. Forcément, on se sent tout petit et on se dit aussi qu’un jour on ira plus au Nord pour voir à quoi ça ressemble… Allez! Fini de rêver, et direction « Quellón centre », si on peut dire. Le temps de faire quelques courses et nous sommes de retour au camping pour poursuivre notre cession de travail sur le site. On avance…

Jeudi 18 janvier, il faut replier notre petit campement. On se sentait bien ici, mais de nouvelles aventures nous attendent, plus au Sud… dans la Patagonie, la vraie! Arrivés au port, on se rend compte qu’une fois de plus les Chiliens et la ponctualité, ce n’est pas vraiment ça. On avait déjà attendu plus d’une heure pour embarquer à Chaitén, même punition ici. Heureusement, la météo est avec nous et ça laisse le temps à Matthieu de faire quelques belles photos…

Depuis l'Alaska jusqu'à Chiloé...

Une fois dans le bateau, nous voilà partis en direction du Puerto Chacabuco, arrivée prévue dans près de 30h, oui ça pique! Pour nous occuper, on continue à travailler et à rattraper notre retard, on se repose et on profite du paysage aussi. On espère voir des dauphins alors on attend… on guète… on scrute… mais rien! On se dit qu’on aura plus de chance demain.
Une nuit un peu compliquée puisqu’on dort sur nos sièges, mais on s’en accommode.
Vendredi matin, toujours rien à l’horizon… mais quand même de beaux paysages. Et enfin, dans l’après-midi, Matthieu m’appelle car il a aperçu des dauphins à quelques mètres du bateau! Impossible de les prendre en photo, mais nous sommes face à nos premiers dauphins chiliens : les dauphins de Commerson pour les connaisseurs… assez petits, avec le corps blanc et la tête et les nageoires noires!

Les heures s’écoulent et enfin vers 17h, on met un pied à terre. Notre objectif est d’arriver dans la soirée à Coihayque, mais on se sait pas trop encore comment. À la descente du bateau, les voitures filent et ouf… il y a des mini-vans qui attendent les passagers. Les locaux les prennent, on se dit que le prix est donc juste, allez hop, c’est parti!
Nous débarquons dans les rues de Coihayque et on se dirige rapidement vers le camping qu’on a repéré. Après avoir descendu une belle pente, nous arrivons à destination… c’est plein! Il nous faut donc rebrousser chemin et remonter cette côte d’enfer. Heureusement, un pick-up nous prend et nous remonte dans la ville. On sonne au premier camping qu’on voit, dans la ville, et on peut s’installer sur les derniers centimètres carrés de pelouse. On sent qu’on se fait un peu avoir mais on n’a pas vraiment le choix, heureusement, les gens qu’on rencontre sont sympas, et la soirée le devient aussi.

A l'approche de Puerto Chacabuco

Samedi matin, nous débarquons à la gare routière mais trop tard… les deux bus qui partent pour Villa Cerro Castillo (notre objectif), sont déjà partis. Il faudra attendre le lendemain. Alors on va s’occuper… direction le centre-ville qui est plutôt mignon. De là, nous partons pour la Réserve Nationale de la ville. Dans la grande montée qui mène au parc, un couple de Chiliens semble avoir pitié de nous et s’arrête pour nous conduire jusqu’à l’entrée. De là, nous partons dans le circuit qui doit nous faire passer devant plusieurs lagunes. Avant ça, nous découvrons quelques beaux points de vue sur la région.

Après une petite heure de marche, nous arrivons à destination: la première lagune, censée être la plus jolie… Bon, on a connu

mieux mais c’est pas grave. Alors qu’on pense s’installer pour notrepause pique-nique (en cherchant un coin à l’abri des taons, qui sont toujours là), nous retrouvons Anaïs et Boris, deux Français avec qui nous avons passé la soirée au camping la veille.
Une salade de pâtes plus tard, nous repartons tous les quatre pour terminer la boucle dans la réserve. Les deux autres « lagunes » qu’on est censés admirer ressembleront plus à des grandes marres… pour les paysages, on repassera, mais au moins on est en bonne compagnie et on se dit que cette balade nous aura fait du bien aux jambes après deux jours à ne rien faire sur un bateau.
De retour à Coihayque, nous faisons quelques courses pour notre dernière soirée ici. Une soirée que nous passerons entre Français, en plus d’Anaïs et Boris, c’est Claire qui se joint au groupe pour parler… voyage bien sûr, mais on a aussi d’autres centres d’intérêt rassurez-vous.

 

Dimanche matin, c’est le moment de quitter ce camping (pourri), mais aussi les nouveaux copains qui partent dans d’autres directions… on se recroisera certainement en France. D’ici là, enfin nous partons sur la Carretera Austral et nous avons le « Torres del Paine du Nord » qui nous attend dans quelques kilomètres. Aujourd’hui on ne loupe pas le bus qui nous conduit à Villa Cerro Castillo, arrivée prévue en fin de matinée.