La Revedere Roumaie, alo Veliko Tarnovo

Le 14 août 2016

Samedi 6 août, il est temps pour nous de quitter la Roumanie et ses montagnes. Nous voulons retourner en Bulgarie, dans les terres cette fois, pour se rapprocher d’Istanbul.
Eh oui, nous avons un avion pour Beyrouth qui décolle le 15 au soir… Encore de bonnes heures de transports devant nous!

Pour le moment, l’objectif est de rejoindre Bucarest. C’est ce qu’on fait en un peu plus de trois heures samedi. Nous arrivons dans la capitale aux alentours de midi mais forcément, nous n’arrivons pas à la bonne gare pour continuer notre chemin vers la frontière.
Après avoir perdu encore quelques heures pour arriver à la bonne gare, réserver notre billet et surtout attendre le bus… Nous filons enfin vers la frontière, il est 17 heures.
A peine 2 heures plus tard, nous voici à Giorgiu, dernière ville roumaine avant la Bulgarie.
Mais là, plus de bus ni de train pour passer le Danube. Il y a bien des taxis qui nous proposent la traversée pour… 25 euros! Nous savons qu’il s’agit d’un prix pour les touristes, mais impossible de marchander… Décision est prise, nous allons marcher!

Quelle grande idée! Au début, la balade est plutôt agréable… Mais plus on se rapproche de la frontière, plus la nuit tombe. Résultat, nous passons les contrôles dans la nuit noire. Et surtout nous traversons le pont au-dessus du Danube en longeant la route et ses camions sur un « passage » de moins de 80cm de large, sans voir grand-chose. Et le pompon: il n’y a pas de barrière à certains endroits sur ce passage à cause des travaux. Après quelques rebondissements (escalade des barrières, deux contrôles de papiers, aide des ouvriers pour franchir les obstacles…), nous arrivons en Bulgarie vers 21 heures. Ruse, la première ville bulgare, est devant nous… Enfin presque, restent encore 5 bons km! Heureusement, en demandant notre chemin, on nous propose de nous amener jusqu’à l’auberge de jeunesse. Ali, notre sauveur, aura notre reconnaissance éternelle parce qu’après près de 13 km avec nos sacs à dos, on n’en pouvait plus.

Après une bonne nuit de sommeil à l’English Hostel, nous décidons de partir pour Veliko Tarnovo, la capitale médiévale de la Bulgarie. Après encore plusieurs heures de bus, nous arrivons dans la ville en milieu d’après-midi… La chaleur est accablante, les personnes de l’auberge de jeunesse nous rassurent en nous annonçant de la fraicheur pour le lendemain.

Le mont Tsarevest qui domine Veliko Tarnovo
C'est parti pour le passage de frontière...

La ville est construite en U, sur des collines qui entourent une rivière… La visite est donc assez sportive, surtout dans le coeur historique avec ses rues pentues, avec des maisons en bois, un peu comme à Nessebar.
En descendant vers la rivière, on découvre une île où se cache un joli parc, une statue monumentale représentant les deux frères créateurs du deuxième royaume bulgare au XIIème siècle ainsi qu’un musée d’art moderne de style néo-byzantin.

Le lendemain, nous partons à la découverte du Mont Tsarevest… Une coline-forteresse qui était déjà occupée par les Thraces (XIVe av JC) et qui a été fortifiée au XIIe pour habité la capitale du royaume Bulgare. Il reste pas mal de fondations… mais les explications manquent cruellement sur la site. Tout en haut de la colline, nous visitons l’Eglise, entièrement redécorée dans les années 80, ce qui tranche complètement avec l’endroit.

Nous profitons de la fin de journée pour continuer à nous balader dans la ville que nous trouvons un peu endormie… Ce n’est pas le gros coup de coeur, mais nous sommes complètement conquis par notre auberge: l’Hostel Mostel, avec petit déjeuner et dîner compris!
 

Matt devant le monument aux Assen