Un final en beauté entre Tupiza et Uyuni

Le 17 janvier 2018

Les petites infos en +:


Salar d’Uyuni avec l’agence Alexandro Travel (Rolando était notre super guide): 1250BOB / personne pour 4 jours / 3 nuits.
A payer en plus, l’entrée dans les différents parcs nationaux dont 150BOB pour le Sud Lipez
Si vous voulez des douches chaudes dans les hôtels, c’est 10BOB par douche

Frontière Bolivie - Argentine
Bus Tupiza - Villazón : 20BOB / personne (+ 1BOB de taxe)
Colectivo de la Gare routière jusqu’à la frontière: 1,50BOB / personne
Taxi La Quiaca - gare routière : 15BOB

C’est la tradition désormais… nous débarquons au petit matin ce mardi 5 décembre dans les rues de Tupiza. La ville dort encore et nous, nous aimerions bien faire pareil. Après une petite attente, les garçons partent à la recherche d’une chambre. Ils font quasiment le tour de la ville et ne croisent que des chiens errants. Ils découvrent aussi des endroits pas franchement propres. Au final, ils nous emmènent dans le seul hôtel, dans nos prix, qui sent le propre. En plus, nous avons directement les clés de nos chambres… dodo pour tout le monde, on se retrouve à l’heure du déjeuner!

Après un (bon) repas, nous partons à la recherche d’une agence pour notre tour dans le Lipez et le Salar d’Uyuni, c’est pour ça que nous sommes venus jusqu’ici. Julie et Meggie n’arrivent que demain, nous avons donc un peu de temps pour nous décider et voir ce qu’on nous propose. Après un petit tour d’horizon, nous avons un penchant pour Alexandro Travel, on attend la validation des filles pour confirmer.
D’ici là c’est petite balade dans Tupiza, rien de fou mais des ruelles assez animées et un marché qui l’est tout autant.

Après le dîner et de retour à l’hôtel nous apprenons LA nouvelle: Johnny est mort! Eh bien on a beau dire, ça fait tout drôle, même à l’autre bout de la planète. Du coup, on profite du WiFi pour lire tout ce qui se dit à ce sujet… une grande soirée!

Billard dans les rues de Tupiza

Le lendemain matin, on s’accorde une petite grasse matinée et ça fait du bien! On profite de cette journée off pour travailler un peu, faire des lessives… bref, un grand moment.
Dans l’après-midi, nous retrouvons nos compagnons de voyage ainsi que les filles, qui sont arrivées tôt ce matin, au bord de la piscine d’un hôtel. On a le droit d’entrer car nous sommes dans une annexe de cet hôtel, un moment bien rafraichissant qui fait du bien!
Nous partons ensuite tous les six dans les ruelles de la ville à la recherche d’un endroit pour boire un verre et nous tombons sur une petite institution (encore une) tenue cette fois par une femme qui se fait respectée par tous les hommes présents. On goûte chez elle une sorte d’alcool d’olive qui est un vrai délice. Après cet apéritif, qui se termine avec une mamie survoltée entrée là pour boire un coup, nous allons dîner et tout le monde au lit, demain il faut se lever!

Nous poursuivons ensuite notre route et traversons des plaines immenses, nous croisons quelques villages mais surtout des lamas. Le second arrêt de la journée se fait à « El Sillar » une formation naturelle de sable vieille de plusieurs milliers d’années. Il nous faudrait plusieurs heures pour en faire le tour complet, notre balade durera une petite heure, le temps de découvrir quelques formations assez remarquables.

De retour à la voiture, nous retrouvons Rolando et la deuxième voiture de l’agence dans laquelle se trouve la cuisinière. Elle nous a préparé un bon déjeuner que nous prenons tous ensemble, sous le soleil s’il vous plait!

C’était prévu, le réveil pique un peu mais nous sommes à l’heure… 6h pétantes à l’agence! Nous faisons la rencontre de Rolando (qu’on appelle au début Orlando, et il n’ose pas nous dire que nous nous trompons tellement il ne veut pas nous contrarier). Il sera notre guide pendant les quatre prochains jours et il s’avèrera être un excellent compagnon de voyage. Nous avons choisi de partir aussi tôt pour être les premiers sur les sites qui nous attendent dans la journée. Et nous sommes donc seuls pour prendre notre petit déjeuner face à un canyon splendide.

La fine équipe au complet
Au milieu du décor lunaire del Sillar

Mais pas le temps de trop trainer, nous repartons sur les routes du Lipez en direction de notre prochain arrêt: San Antonio de Lipez, un village occupé auparavant par les mineurs locaux et les riches Espagnols qui les exploitaient, devenu un véritable village fantôme. Les constructions abandonnées depuis de longues dizaines d’années tombent en ruine. A l’entrée, un habitant du nouveau village situé à quelques kilomètres est là pour nous expliquer l’histoire de cet endroit et nous montrer l’entrée d’une ancienne mine d’argent qui a fait la richesse du village.

Après cette visite, nous remontons en voiture et après près de deux heures encore, nous entrons dans le Sud Lipez. C’est ici que commence le parc national avec toutes les merveilles que nous allons découvrir dès demain. Mais déjà, cette première journée était magnifique.
Pour cette première soirée tous les six, nous sommes dans un petit refuge où il ne fait pas bien chaud mais nous avons assez de couvertures. Rolando s’inquiète de savoir si tout le monde supporte l’altitude car nous sommes à près de 4.000m. RAS dans le groupe, on s’accorde même quelques verres de vin pour fêter le début de cette épopée.

Vendredi, nous nous réveillons au petit matin, Rolando est déjà prêt. Après notre petit déjeuner préparé par la cuisinière, nous reprenons la route pour une journée qui s’annonce magnifique et elle le sera.
Premier arrêt au bord de la Laguna Hyunda pour admirer les flamands roses… on se croirait sur une autre planète, le spectacle est splendide.

Une longue séance photo plus tard, nous arrivons à la Lagune Collpsa, ici pas trop de flamands mais du blanc à perte de vue. Ce n’est pas du sel mais de la soude. La lagune est d’ailleurs exploitée par une entreprise chilienne pour en faire des savons et des shampoings.
Une fois la séance photo passée nous partons pour un endroit très touristiques… les fameux baños, des thermes posés au bord de la route (et construits certainement pour les touristes). Mais on se laisse tenter par l’expérience car le paysage autour est assez dingue.

L’eau est tellement chaude qu’on ne peut pas y rester trop longtemps et ça tombe bien car Rolando nous attend pour la prochaine étape: le désert de Dali. On l’appelle ainsi car ce sont des formations rocheuses posées au milieu du sable qui font penser à une célèbre oeuvre de l’artiste. Et puis nous reprenons la route (oui, nous passons énormément de temps dans le 4X4… heureusement que nous avons une clé USB des « plus grands titres » de la musique pour nous occuper, merci Matthieu!). L’arrêt suivant se fait au bord de la fameuse Laguna Verde et cette fois, la photo est compliquée à prendre… le vent, en plus d’être puissant, est glacial! Mais ça vaut le coup de sortir pour profiter du spectacle.

La Laguna Verde dominée par  le Volcan Licancabur

Ici, au bord de cette lagune, nous sommes au pied du Volcan Licancabur, qui frôle les 6.000m, mais aussi à quelques kilomètres de la frontière chilienne. C’est pour ça qu’en ce deuxième jour, nous croisons beaucoup plus de véhicules puisqu’il y a aussi les tours venus de l’autre côté de la frontière, depuis San Pedro de Atacama.

Ici, au bord de cette lagune, nous sommes au pied du Volcan Licancabur, qui frôle les 6.000m, mais aussi à quelques kilomètres de la frontière chilienne. C’est pour ça qu’en ce deuxième jour, nous croisons beaucoup plus de véhicules puisqu’il y a aussi les tours venus de l’autre côté de la frontière, depuis San Pedro de Atacama.
Nous remontons à bord de notre 4X4 et enfin après un nouveau très long trajet, c’est la pause déjeuner! On l’a méritée celle-là. A peine le temps d’en profiter, nous devons repartir pour l’avant-dernier arrêt de la journée et cette fois pas de lagune, mais des geysers.

Nous filons ensuite vers la dernière lagune de la journée, mais certainement la plus belle, la Laguna Colorada. Et elle porte très bien son nom avec ses nuances de rouge, orange puis un bleu profond au loin qui se mélange à du vert… bref, un bonheur pour les yeux! Malgré le fort vent qui accompagne la balade, nous sommes tous sous le charme de cet endroit. En plus, deux flamands roses se donnent en spectacle tout près du bord, le tableau est complet!

De retour à la voiture, nous avons encore près de deux heures de route pour rejoindre le village où nous allons passer la nuit et avoir une douche chaude. Après la poussière qu’on a avalée depuis hier, c’est vraiment un vrai bonheur. Rolando et la cuisinière nous ont préparé un petit cocktail ce soir mais on essaie de ne pas trainer, demain c’est reparti!

Ce samedi 9 décembre, on a pas mal de kilomètres qui nous attendent encore, on doit arriver ce soir à l’entrée du Salar avant de le parcourir demain. En attendant aujourd’hui, nous commençons par la découverte de plusieurs formations rocheuses, dont une appelé « La Copa del Mundo » (et c’est vrai

qu’elle y ressemble). Nous nous arrêtons aussi pour marcher dans l’ « Italiano Perdido », un lieu qui porte ce nom tout simplement parce qu’un jour un Italien avait perdu son groupe et est resté toute la journée à errer au milieu de ces murs de pierre.

Nous atteignons ensuite la Laguna Negra, encore un bel endroit qui mérite une longue séance photo, les garçons ont eu une grande idée face à ce magnifique paysage…

En plus nous avons la visite des lapins des montagnes, deux petits « viscachas » qui gambadent au milieu des cailloux.

La matinée se termine après un long trajet (encore) sur les hauteurs du Cañon de l’Anaconda, il porte le nom de ce serpent parce qu’en contre-bas du cañon serpente une rivière qui fait vraiment penser à un reptile. Après la traditionnelle séance photo, nous reprenons la route avant de nous arrêter déjeuner au bord d’un petit ruisseau.

L’après-midi sera beaucoup plus calme, premier arrêt au milieu du Cañon de la Zorra (oui, la femme du zorro, la renarde quoi) où on croise tout plein de lamas. Et puis après de longs kilomètres nous nous arrêtons dans un village quasiment vide pour… boire des bières! Rolando est tout content de nous arrêter là, nous un peu moins, c’est vraiment l’arrêt touristique avec tous les autres groupes qui sont déjà là. Nous passons quand même un super moment avec la joyeuse équipe et les photos dans ce village quasi abandonné sont assez dingues.

Après cette longue pause, c’est reparti… direction le Salar où Rolando fait un détour pour nous donner un aperçu de ce qui nous attend le lendemain. Nous en profitons pour répéter nos poses-photos pour le lendemain… il y a encore du travail!
Pour cette dernière soirée (dans un hôtel de sel s’il vous plaît), nous avons droit à un nouveau cocktail et… des lasagnes mais c’est la déception quand tout le monde découvre qu’elles ne sont vraiment pas bonnes, notre cuisinière n’aura pas briller par ses talents tout au long de ce périple...
Mais encore une fois, il ne faut pas trop trainer. Ça ne nous empêche pas de boire quelques verres de vin tous ensemble car demain, tout le monde continue son voyage dans sa propre direction.

Tous ensemble pour une dernière soirée

Ce dimanche 10 décembre, c’est le grand jour… direction le Salar d’Uyuni. Nous sommes dehors bien avant le lever du soleil et nous filons à toute vitesse (ou presque, car Rolando est très prudent). Déjà, on se rend compte de l’immensité de cette étendue de sel de presque 11.000km2 et après quelques dizaines de kilomètres, nous atteignons la fameuse Île aux Cactus (Inca Huasi). C’est de là que nous avons droit à un superbe spectacle: le lever de soleil sur le salar…

On profite un long moment de cette vue et de cet instant assez magique. On parcourt l’île dans tous les sens pour profiter au maximum de ce paysage. Mais il ne faut pas trop trainer, Rolando nous attend avec le petit déjeuner et à peine le temps de terminer notre thé nous repartons au pied d’un volcan situé à quelques kilomètres de là. On a la possibilité d’y voir des momies mais notre petit groupe passe son tour sur ce coup (c’est un peu cher) et puis on a hâte de s’arrêter dans le salar. Rolando nous arrête finalement au milieu de nulle part, c’est ici que nous ferons nos photos. Mais d’abord, il nous montre des trous dans le sol, dessous de l’eau et des cristaux de sel. En surface, le sol est aussi dur que la pierre, on a du mal à se dire que c’est uniquement du sel qui nous entoure.

La séance photo dure de longues minutes et Rolando regorge d’idées. En même temps, il fait ça depuis plusieurs années et pour lui c’est la routine. Mais il nous presse un peu ce matin et on ne comprend pas trop pourquoi.
Le dernier arrêt dans le salar se fait dans le tout premier hôtel de sel près d’une sorte de mémorial au Dakar qui est passé par là en 2014. C’est ici également qu’on trouve la mini-île avec tous les drapeaux, qu’on retrouve sur pas mal de photos et de cartes postales.

Rolando continue à être stressé et enfin à force de poser des questions il nous explique qu’on doit arriver à Uyuni avant midi, heure à laquelle la station essence ferme. S’il arrive après, il faudra aller chez des revendeurs qui se font plaisir sur le prix et comme il paie l’essence de sa poche, il a tout intérêt à être à l’heure. Une fois qu’il nous a expliqué tout ça, on ne fait pas de difficulté pour accélérer le mouvement. Et nous arrivons à temps à Uyuni, mais quel spectacle ici. La ville est une véritable décharge à ciel ouvert, ce sont même les ordures qui servent de rond-point par endroit! On est bien contents que les filles nous aient convaincus de partir de Tupiza.

Après un détour par le fameux cimetière des trains pour une dernière photo tous les six, nous partageons notre dernier repas tous ensemble et pour cet ultime déjeuner, notre cuisinière a enfin sorti tous ses talents!

Il faut ensuite dire au revoir à Meggie et Julie, toutes les deux dorment ici ce soir en voyant la ville elles sont ravies. Demain, elles iront à San Pedro de Atacama pour voir d’autres merveilles. On se reverra en France, c’est certain, bonne route les filles!
De notre côté, nous repartons avec Audrey & Dax vers Tupiza avec un Rolando complètement fatigué. Heureusement, notre fameuse clé USB et Francky Vincent le tiennent éveillé.
De retour à Tupiza, nous réalisons que c’est notre dernière soirée en Bolivie… pour fêter ça, ce sera pizza, histoire de ne pas être malades avant l’arrivée en Argentine… d’ailleurs on rêve déjà  de leur viande tant réputée!

La fameuse "île aux drapeaux"

Lundi matin, notre dernière matinée en Bolivie débute par une mission Poste. Personne ne nous indique jamais le même endroit, mais nous finissons par trouver un bureau qui prend nos cartes postales, on espère qu’elles arriveront un jour.

Enfin, c’est le grand départ vers le Nord de l’Argentine. Après deux petite heures de bus nous arrivons à Villazón, dernière ville bolivienne. Ce séjour ici aura été intense avec de jolies rencontres, des paysages splendides mais aussi des standards d’hygiène qu’on n’avait pas encore expérimentés en Amérique du Sud et qui nous ont rappelé le Myanmar ou le Laos.

A la frontière, la Bolivie se révèle dans toute sa splendeur: après avoir joué des coudes avec les locaux, on nous explique, au bout d’une longue attente, que le système informatique a planté. Traduction: impossible de passer tant que ça ne fonctionne pas! Il nous faudra attendre près de deux heures, en plein soleil, et enfin comme par magie, un douanier décide qu’on peut passer même si le système ne fonctionne pas. Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, nous arrivons en Argentine… objectif Salta, mais ça c’est une autre histoire.