Un long périple jusqu'à Bogotá

Le 30 octobre 2017

Nouvelle étape de notre tour du monde ce dimanche 13 août… la Colombie. Nous sommes directement dans l’ambiance, à Bogotá. Mais pour l’ambiance, la vraie, il faudra repasser, c’est dimanche et le dimanche ici, il ne se passe pas grand-chose.
Le première chose que nous remarquons c’est le changement de température. Un petit 15°C quand on s’était habitué à la chaleur mexicaine, ça fait bizarre. Au moins, on utilise enfin nos vêtements chauds stockés au fond du sac depuis quelques semaines.
A peine avons-nous posé le peid sur le sol qu’on court vers une agence Avianca… souvenez-vous, c’est la compagnie nationale sur laquelle on a pris nos billets d’avion qu’on espère se faire rembourser. Une très gentille jeune fille nous explique que ça devrait être possible mais il faut tout faire pas Internet, ça va être simple encore cette histoire! On n’est donc pas vraiment avancés mais on a compris la démarche.
Nous montons dans un taxi, jaune (officiel), comme on nous a bien dit de le faire, histoire d’éviter les mauvaises rencontres. Nous débarquons enfin dans l’auberge que nous avons réservé. C’est ambiance relax là-dedans… mais ça nous va. Faurizio, le responsable, nous laisse même emprunter l’ordinateur de son bureau pour faire notre sauce avec Avianca, la connexion est meilleure. La demande de remboursement est lancée… réponse dans, on ne sait pas vraiment combien de temps!
Cette première soirée à Bogotá, dans le quartier de la Candelaria (un peu le seul qui accueille les touristes en sécurité), c’est le calme plat. On mange un plat de pâtes et au lit… la journée a été longue.

Les petites infos en +:

Trajet aéroport / Candelaria: que ce soit en Uber ou en taxi officiel, c’est à peu près le même prix, autour de 25.000 COP
Free City Tour départ à 15h depuis le « Crancky Croc Hostel »
Museo del Oro: 4.000 COP / personne
Monserrate: entrée gratuite. Pour des raisons de sécurité, il vaut mieux y aller le matin. C’est l’heure de pointe, beaucoup de locaux font leur sport, ce qui évite de se retrouver seul et d’être une cible facile. 

Lundi matin, on se réveille dans une ambiance froide! Oui, on était prévenus, mais franchement, ça caille ici. Les couvertures sont les bienvenues.
Nous passons cette première matinée à organiser les prochains jours parce qu’on ne savait pas trop par où commencer. Ce sera un retour sur la côte caribéenne mercredi soir, tout au nord du pays, en attendent c’est doudoune à Bogotá.
Nous partons nous balader dans les rues de la Candelaria, c’est dans ce quartier que la ville est née en 1538. Sur la place centrale, en hauteur, il y a d’ailleurs, la toute première église de la ville.

Nous poursuivons cette première balade jusqu’à la place Bolivar (on découvrira plus tard, que toutes les villes ont leur place Bolivar, il faut dire que c’est lui qui a donné son indépendance au pays). Petite déception quand on y découvre la cathédrale en travaux… mais il faut se dépêcher, le Pape arrive dans moins d’un mois et une messe doit être célébrée sur la place. Imaginez l’effervescence dans la ville. Il y a déjà plein de souvenirs à l’effigie du Saint Père en vente partout, ça va être une sacrée fête!

Ruelle de Bogotá

La balade nous amène ensuite jusqu’au Palais Présidentiel (Palais Nariño). Il faut montrer patte blanche pour circuler dans les rues qui le borde: barrages de policiers et fouille des sacs.
Sur le chemin du retour, nous goutons pour la première (et pas la dernière) fois des arepas. C’est la spécialité du pays: une sorte de galette à la farine de maïs, qui peut être nature, au fromage ou fourrée à tout ce qui existe. C’est pas mal mais surtout… ça cale! Fin de journée autour d’une petite bière artisanale au bar Bogota Beer Compagny, pas mal non plus!
Mardi, nous commençons la journée par une sortie culturelle… le Museo del Oro. Il paraît que c’est une merveille, allons voir si

c’est vrai. On ne nous avait pas menti… ça vaut vraiment le coup. C’est une bonne entrée en matière pour comprendre la place de l’or dans les civilisations pré-colombiennes, la manière dont il était travaillé et franchement, tous ces artisans étaient de véritable génie!

Après cette visite, on enchaine par une autre activité culturelle… le Free City Tour. Nous sommes au point de RDV à l’heure mais il n’y a pas grand monde. Nous ne serons finalement que 4, nous deux et un couple de Brésiliens. Notre guide, Juan, parle un peu français, parfait pour terminer de traduire certains mots qu’on ne saisit pas! La visite est hyper intéressante, Juan nous parle de sa ville, de son histoire, de ses monuments mais aussi de son pays en général, de la situation politique, économique, de drogue aussi, des FARCS… On en apprend beaucoup pendant ces 3 heures passées avec lui. On a le point de vue de la jeunesse, qui veut un pays plus libéré, moins ancré dans la tradition catholique… autant vous dire que lui, la visite du Pape, ça ne lui fait pas grand-chose.

Il nous apprend aussi que les innombrables tags de la ville sont tout récents. Jusqu’en 2013, ils étaient même interdits… c’est un certain Justin Bieber qui a tout chamboulé. Il a taggé un mur du centre-ville et les policiers n’ont pas osé le réprimander, depuis, les artistes s’en donnent à coeur-joie dans les rues de Bogotá…

La visite, est aussi rythmée par des découvertes culinaires: après avoir testé la chicha au début la visite, une boisson traditionnelle qui revient à la mode à base de maïs fermenté, Juan nous propose des arepas. Et enfin, il nous amène dans un bar pour teste le Tejo. Il s’agit d’un jeu traditionnel qui consiste à viser (et faire exploser) avec un palais des sortes de petits pétards accroché à une surface pleine de boue! Et malheureusement, c’est le Brésil qui gagnera ce match face à la France!
Nous terminons la journée dans un des plus vieux restaurants de la ville (conseillé par Juan), où nous goutons les Tamales, un véritable symbole de la cuisine sud-américaine: une sorte de mixture au maïs (ou au riz, ça dépend de la région) avec des légumes et de la viande,  le tout cuit à la vapeur dans une feuille d’épi de maïs ou de bananier…. bref, un régal!

Dernier réveil dans la fraicheur de Bogotá ce mercredi 16 aout et la journée promet d’être longue.
Nous commençons par une petite randonnée sur une des collines qui entoure la ville: le « Monserrate », perché à 3 152m. Il nous faut déjà une petite demi-heure pour arriver au pied de la colline. Et nous partons pour les 3km de chemin qui s’étalent sur 700m de dénivelé. La marche en elle-même est plutôt facile mais c’est le souffle qui est court. Première fois que nous sommes à une telle altitude pour fournir un tel effort. Certains locaux nous doublent allègement tandis que nous sommes assez fiers d’en doubler certains! Nous arrivons en haut de la colline en peu de temps finalement et la vue sur la ville est superbe. On se rend vraiment compte de son immensité…

Tant qu’à être là, nous faisons le tour du belvédère et nous visitons l’église qui est perché sur la colline. Et puis, retour en ville. C’est vraiment étrange ces deux ambiances. En moins d’une heure,  on se retrouve dans la circulation et l’agitation de la ville alors que c’était si calme là-haut!

Après un bon déjeuner dans une autre adresse conseillée par Juan, nous repassons à notre auberge. Faurizio n’est pas stressé, on quitte la chambre quand on veut… On en profite pour prendre une bonne douche.
Et après une dernière balade-photos dans le quartier, nous prenons la direction de l’aéroport. Oui, les plus de 17h de bus pour arriver à Carthagena nous ont découragés, nous avons craqué pour un avion qui nous amènera à destination en un peu plus d’une heure. Chaleur caribéenne… on est de retour!