Punta Arenas, la fin d'une aventure...

Le 26 mars 2018

Changement de décor! Après s’être réveillés avec vue sur le « Torres del Paine », ce vendredi 16 février, nous terminons la journée à Punta Arenas. Seulement 3h de bus depuis Puerto Natales et nous voilà arrivés, vers 22h dans un hostel qui fait aussi camping… dans la cour! Heureusement, j’avais appelé pour réserver un espace, juste assez grand pour y déployer la tente, mais vue l’heure, on ne fait pas de manières, on verra demain si on peut mieux s’installer. Ce soir, on a surtout envie d’une douche et de dormir allongés! Après 3 nuits dans la voiture, c’est un vrai bonheur d’enfin pouvoir déployer nos jambes…

Au réveil samedi matin, on n’est pas très contents, dehors c’est vent et pluie. On profite d’une petite accalmie pour quand même bouger notre tente et un peu mieux s’installer. Oui, un peu parce que planter la tente dans une cour avec des cailloux et des m*** de chien, on a connu mieux. Mais en même temps, on est en ville, on ne peut pas espérer un grand espace vert et l’accueil d’Eduardo nous fait presque oublier ces inconvénients.
On profite d’être dans une vraie ville pour faire notre lessive. Vu le temps, rien ne sèchera si on fait ça à la main nous allons donc dans une laverie (conseillée par Eduardo) mais à une bonne demi-heure de marche, avec des chiens errants pour nous accompagner, un plaisir.
Pour le déjeuner, nous profitons de la cuisine de l’hostel… mais comme la cour, elle est minuscule. Pas facile de se faire une place autour du gaz et ensuite pour la vaisselle. Allez, on se dépêche, nous on est pressés… on a RDV avec notre copain Lolo à 14h. Nous arrivons finalement avec quelques minutes de retard et pas de Lolo! On fait le tour de la place dans tous les sens et personne. On espère qu’il ne lui est rien arrivé, qu’il en a juste eu assez d’attendre… et on le comprend vue la météo très humide!

Après avoir attendu, nous sommes nous aussi transis de froid. Direction un petit café pour reprendre des forces et quelques degrés. Nous profitons de la suite de l’après-midi pour une petite balade face au Détroit de Magellan. C’est par ici que le fameux explorateur est passé en 1520, il lui a fallu 5 semaines pour traverser ce bras de mer qui sépare le continent sud-américain de l’île de la Terre de Feu. D’ailleurs la ville de Punta Arenas, lui rend pas mal hommage: sur la place centrale une immense statue et face au détroit justement, une autre sculpture qui représente l’arrivée des Européens dans la région. Une journée qui se termine par une balade jusqu’au Mirador Santa Cruz d’où on devine l’étendue du fameux détroit.

Statue de Magellan, la photo a été prise un jour où la météo était plus clémente...

Dimanche, le réveil est encore un peu humide. On espère que la météo va se calmer dans les prochains heures, histoire de remballer la tente sèche demain matin. En attendant, nous profitons de cette journée pour rattraper encore un peu plus notre retard sur le site… On envoie l’Argentine, on avance! Une nouvelle balade dans la ville et surtout un arrêt au supermarché parce que la journée de demain s’annonce longue: 12h de bus pour arriver à Ushuaia, il va falloir tenir!
Ce dimanche soir, on ne fait pas de vieux os, demain il faut se lever pour tout ranger et grimper dans ce fameux bus qui doit nous conduire au bout du monde!

Le lendemain matin, nous sommes à l’heure à la gare routière. On embarque, et c’est parti pour une journée de transport…
Pour arriver en Argentine, il faut déjà traverser le fameux détroit de Magellan. C’est ce que nous faisons après quelques heures de bus. Et après 30min de ferry, nous voilà en Terre de Feu! On doit dire qu’on sent qu’on approche. Le paysage est désertique, plat, avec des kilomètres de terres jaunies à l’horizon… ça en devient presque déprimant!

En fait, la Terre de Feu est pleine de surprises. Nous y avons fait un super périple de quatre jours à lire ici… "La Terre de Feu, un rêve devenu réalité". Voici un petit aperçu des merveilles que nous avons pu découvrir:

Après ce séjour inoubliable autour d’Ushuaia, il a fallu quitter cette Terre de Feu si mythique. C’est avec un pincement au coeur que nous grimpons dans notre bus ce samedi 24 février, en direction de Punta Arenas. Un trajet où, comme à l’aller, nous croisons des kilomètres de pampa, des paysages plat et jaunis par le soleil et le vent. A la frontière, comme d’habitude, les douaniers chiliens fouillent tout le monde… pour rien! Tout le monde sait qu’il est interdit de faire entrer des fruits et légumes et autres produits frais. Et puis, c’est l’heure de quitter cette Terre de Feu: nous reprenons le ferry qui nous fait naviguer une dernière fois sur le détroit de Magellan. Une traversée qui sera marquée par une visite inattendue… des dauphins australs. En fait si, on les attendait, mais on n’y pensait plus puisqu’on n’avait pas réussi à en voir jusqu’à présent. Forcément, on n’était pas prêt et donc vous n’aurez pas de photo. Mais pour vous décrire; il sont assez petits, avec les corps blancs et les extrémités noires (allez faire un tour sur Google pour voir à quoi ils ressemblent, ils sont magnifiques).
Passé ce moment, magique, nous remontons dans notre bus et avec une bonne heure d’avance nous sommes de retour à Punta Arenas. Et ce soir, nous le savons puisque nous avons réussi à nous écrire entre-temps, nous retrouvons notre copain Laurent! Il est dans notre hostel et nous passons cette soirée tous les trois, c’était notre dernière chance de nous croiser puisque demain c’est Lolo qui part vers Ushuaia!

Dimanche matin, nous nous accordons une grasse matinée… on ne dirait pas mais ça fait un petit moment qu’on n’y a pas eu droit. D’ailleurs Eduardo, qui dirige l’hostel ne manque pas de nous le faire remarquer! Nous profitons de cette journée pour

reprendre des forces et… ne rien faire! Ou presque, puisque nous allons quand même faire un tour au marché au poisson. Rien de fou mais au moins nous trouvons des ceviches à emporter et… à déguster sur le front de mer à quelques dizaines de mètres, un régal.Cette journée est aussi l’occasion de passer quelques coups de fil à la famille et également de sérieusement rattraper le retard sur le site!

Les trois jours que nous passons à Punta Arenas en attendant notre avion pour Santiago vont se suivre un peu sur le même rythme: on organise le retour dans le Nord et la suite de notre voyage. Mais tout est incertain puisque ça dépend un peu de la bonne forme de notre van. Et nous apprenons qu’il a encore quelques petits soucis. Rien de grave d’après le mécanicien mais nous pourrons le récupérer uniquement la semaine d’après, pas dans quelques jours comme prévu. Heureusement que nos amis Marine &  Manu qui nous accueillent sont plus que compréhensifs…
Nous profitons donc de ces quelques jours pour travailler, trier les photos, prendre des nouvelles des proches, bref, on se retape un peu avant la prochaine étape.

Nous savons qu’il est possible d’aller voir les pingouins ou même les baleines depuis Punta Arenas. Mais nous savons aussi que ces activités sont hors de prix, alors pour une fois, nous passons notre tour… on a déjà de très beaux souvenirs en tête.

Nous faisons la connaissance de nouveaux copains aussi, des voyageurs que nous croisons dans l’hostel: certains partent vers le Sud ,d’autres remontent… tout le monde a des bons conseils pour les uns ou les autres.
Et puis, enfin, ce jeudi 1er mars, après une courte nuit, nous nous retrouvons à l’aéroport de Punta Arenas… nous quittons cette région, la Patagonie, avec un (gros) pincement au coeur. Nous y avons passé près de deux mois, et pourtant nous avons l’impression qu’il nous manque encore beaucoup de choses à voir. Nous reviendrons, un jour, nous le savons… mais pour le moment, c’est l’heure de s’envoler vers Santiago… là-bas, nous allons retrouver les copains mais aussi notre van, si tout va bien!

Les petites infos en +:

Bus Puerto Natales - Punta Arenas : 8.000P (15.000P l’aller-retour).
Bus Punta Arenas - Ushuaia: deux départs par jour, mais pas avec la même compagnie. Tous partent à 8h ou 8h15 du matin, pour une arrivée vers 20h. En haute saison, comptez environ 30.000P le trajet.