De Nha Trang à Da Lat, entre mer et montagne

Le 15 mars 2017

Notre train pour Nha Trang (prononcez Nia Tcheng) part un peu avant midi ce mardi 7 mars. Nous arrivons une bonne heure et demi avant et là surprise… il y au moins deux heures d’attente pour obtenir un billet. Heureusement, la jeune fille du bureau d’information nous fait doubler tout le monde et nous pouvons obtenir notre ticket. Ce sera notre premier trajet en train, dans des sièges inclinés… très confortables, mais il faut faire abstraction du bruit ambiant. Car on ne l’a pas encore précisé mais on a vraiment l’impression que les décibels ne gênent pas du tout les Vietnamiens, au contraire même on dirait presque qu’ils prennent du plaisir à être bruyants. Bref, écouteurs obligatoires pour passer les 8h de trajet!
Nous arrivons à destination sans retard et comme partout ici, nous sommes assaillis par les taxis dès notre sortie du train Il faut un peu batailler, mais nous trouvons un taxi avec un compteur, sachez que tous les autres sont là pour vous arnaquer.

Nous nous installons dans un petit hôtel conseillé dans le Lonely et nous partons dîner.. car après cette longue journée, sans un vrai repas, la faim est là! Pendant cette première balade dans la ville nous remarquons qu’il n’y a quasiment que des Russes et aussi beaucoup de Chinois. On se fera expliquer que la ville est une de leurs destinations à la mode, ils viennent ici prendre le soleil (ou plutôt cramer) pendant une semaine et ils rentrent au pays. Il y a d’ailleurs des lignes directes entres la Russie et Nha Trang!


Le lendemain, petite grasse mat’ mais surtout nous passons la matinée à utiliser la connexion pour travailler sur le site et les prochains jours. Après le déjeuner, la chaleur commence à se faire vraiment ressentir mais nous partons malgré tout pour une balade dans la ville… loin de la plage et des Russes! Nous trainons dans une des galeries photo (climatisée, alleluia) de la ville et nous arrivons jusqu’à la cathédrale, qui elle, est assaillie par les Chinois. Tous font un selfie devant la statue de la Vierge, c’est à la fois marrant et ridicule à voir.


De retour vers la plage, la nuit commence à tomber, et avec elle on perd quelques degrés. la baignade ne nous attire plus vraiment, ce sera pour demain. Ce soir nous profitons de la plage pour y prendre l’apéro!

 

Le front de mer hyper-construit de Nha Trang

Comme prévu, ce vendredi 10 mars, nous prenons un bus à 7h30 pour Da Lat. Sur une carte, ça a l’air tout près, mais il nous faudra plus de 4h de trajet, sur des routes défoncées, pour arriver à destination. Une fois dans la ville, nous trouvons un taxi pour nous amener dans le petit hôtel conseillé par un Australien croisé à Saïgon. A notre arrivée, la chambre n’est pas prête. Pas grave, il fait faim, nous partons à la recherche d’un petit boui-boui, et nous atterrissons dans une des nombreuses baraques de bord de

route où nous mangeons un Pho (fameuse soupe vietnamienne). C’est super bon, même si nos estomacs seront un peu retournés pour le reste de la journée.De retour à l’hôtel, notre chambre est prête, juste le temps de poser les sacs, nous voulons profiter de l’après-midi pour commencer à explorer le coin. Direction Elephant Falls, à une vingtaine de kilomètres. Une nouvelle fois, nous louons un petit scooter. D’ailleurs ici, tout le monde fait ça, sinon il est impossible de découvrir la région. En chemin, nous croisons de superbes paysages et surtout beaucoup de plantations de café.

Nous arrivons enfin à Elephant Falls, après une toute petite balade nous nous retrouvons face aux chutes. Elles n’ont rien d’impressionnant mais reste très belles à voir. Le petit plus c’est qu’on peut se faufiler derrière le rideau d’eau, douche garantie mais de là c’est impressionnant!

Entourés de plantations de café

Sur le retour nous faisons un arrêt dans une plantation de café mais il commence à se faire tard, et nous pourrons uniquement profiter du paysage, impossible de visiter quoi que ce soit.
Pour la soirée, nous décidons d’aller dans le centre de Da Lat où il y a un immense marché de nuit. Heureusement, nous étions prévenus: ici les températures chutent franchement à la nuit tombée. On avait presque oublié nos petites vestes enfouies au fond de nos sacs, mais ici il faut les ressortir.
A l’arrivée au marché, nous retrouvons l’ambiance de ce genre d’endroit: ça grouille de tous les côtés, il y a de tout partout… mais difficile de trouver quelque chose à manger qui inspire vraiment confiance (comme on est quand même un peu fragile depuis midi, on a envie de jouer la sécurité). Nous terminons la balade dans une petite rue un peu plus calme avec un riz/poulet vapeur qui nous va très bien!
De retour à l’hôtel, nous retrouvons Tri, le gérant, complètement retourné par les bières qu’il a bues dans la soirée… A force de persuasion, nous refusons son invitation, car demain, journée rando, on n’a pas envie de trainer la patte!

Ce samedi, le réveil est difficile! Il faut dire que Tri (le patron de l’hôtel) et sa petite bande de copains on fait la fête jusque tard dans la nuit. D’ailleurs ce matin, c’est sa femme qui fait les petits déjeuners, il ne doit pas être d’attaque pour travailler. Nous partons donc un peu plus tard que prévu pour Lang Biang, un des plus haut sommets de la région à 2.167m. Après quelques hésitations sur la route, nous arrivons enfin à l’entrée du parc, on ne peut pas la louper, il y a des bus (de Chinois et de locaux) partout. Pour eux, la découverte du parc se fait en 4X4. Il se font transporter jusqu’à un premier sommet pour prendre les photos et redescendre aussi tôt. Il ne sont qu’une poignée à monter à pied les derniers kilomètres jusqu’au pic le plus haut.
Quant à nous, nous sommes les seuls à attaquer la rando dès le parking… ce qui n’est pas très agréable parce que sur les 3 premiers kilomètres nous respirons les gaz d’échappement des 4X4 qui nous piquent la gorge tellement ils recrachent de la fumée!
Heureusement, la deuxième partie de la rando se fait sur un vrai chemin, loin de la route. Nous arrivons enfin au sommet après 2h de marche, c’est moi qui ai ralenti le rythme sur la fin, parce que les derniers 500m sont un peu difficiles. Mais la vue à 360° sur les alentours en vaut la peine: on distingue la ville de Da Lat, mais surtout toutes les serres et les champs qui l’entourent.

 

Après avoir passé de longues minutes à contempler le paysage, c’est le moment de redescendre. Un chemin retour un peu douloureux pour les genoux mais il faut bien passer par là. Le plus difficile reste quand même la cohabitation avec nos copains les 4X4 qui nous enfument!
De retour au parking, il faut avouer que de s’assoir sur le scooter nous fait un bien fou. Mais la journée n’est pas terminée, nous voulons voir la Pagode Linh Phuoc, qui est parait-il un vrai petit bijou. Il nous faut aller de l’autre côté de la Da Lat, mais effectivement, dès notre arrivée nous ne sommes pas déçus. Le complexe religieux est gigantesque, perdu dans une petite rue… mais les bus de touristes sont quand même au rendez-vous.

Après cette jolie visite, nous devons passer à la gare routière. Demain, nous devons déjà repartir… Nous réservons un bus pour le début d’après-midi, avec en plus, un service de prise en charge depuis l’hôtel, un souci de moins quand on sait la galère que ça peut être pour prendre un taxi ici.

Une partie de la pagode Linh Phuoc

Après cette longue journée, nous nous accordons un passage dans une « pâtisserie » de la ville. Même si ça n’a rien à voir avec ce qu’on connait en France, on doit avouer que cette petite dose de sucre nous fait du bien au moral! Comme la nuit (et le froid) commencent à tomber nous rentrons vite à l’hôtel prendre une douche bien méritée.
Pour cette deuxième et dernière soirée ici, nous repartons dans le centre où l’agitation autour du marché de nuit est à son maximum, samedi soir oblige!

Dimanche, c’est notre dernier réveil à Da Lat. Nous profitons de la matinée pour reprendre des forces mais surtout nous prenons le temps de mettre à jour le site et d’envoyer une newsletter sur le début de notre périple dans le pays.
Comme prévu, en début d’après-midi, un bus vient nous chercher pour nous conduire à la gare routière. Nous nous retrouvons dans un bus couchette (alors que nous avions réservé des places assises). Etre allongé en pleine journée, ça fait bizarre mais vu l’état désastreux de la route en fait c’est plutôt pas mal. Nous arrivons en fin d’après-midi dans une gare routière de Nha Trang assez loin du centre ville, mais un service de navette gratuite est censé nous conduire jusqu’à la gare. Après avoir été ballottés de navette en navette, on nous trouve finalement deux places dans un des vans qui, ouf, nous dépose à la gare!
Notre train part dans presque 3 heures, le temps de profiter d’une terrasse pour déguster un café frappé et de prendre un petit diner, c’est l’heure d’embarquer, direction Hué. Arrivée prévue lundi matin…