Premières randos dans l'Ouest de la Tasmanie

Le 20 décembre 2016

Ce dimanche 11 décembre, nous nous réveillons enfin au chaud! Mais en sortant le nez de la tente, c’est une autre histoire. Heureusement, malgré le vent, le soleil vient un peu réchauffer l’atmosphère. Pour cette matinée, nous avons décidé de travailler un peu et de poster quelques articles sur le site, on commence à prendre du retard.
A la mi-journée, nous partons en direction de Mount Field National Park, le premier d’une longue série pour nous. En arrivant, nous décidons de prendre un pass (valable deux mois) qui permet d’aller dans tous les parcs nationaux de l’île sans trop se poser de question (et surtout ça évite de prendre des amendes par les rangers, pas toujours très sympa d’après ce qu’on nous a dit).
Même si la journée est bien entamée, nous partons pour une petite rando… 3 heures de marche près des lacs. Le spectacle est à couper le souffle.

En redescendant, nous décidons de passer la nuit au camping du parc, comme ça nous pourrons commencer à marcher plus tôt le lendemain. Petite surprise au camping: pas d’eau chaude! Ce sera donc une douche froide, il n’y a pas à dire, ça réveille! Nous enchainons rapidement sur un petit dîner et vite au chaud sous la tente!

Comme prévu lundi matin nous nous réveillons assez tôt pour marcher. Après un bon petit déj’, nous partons pour une rando de 6 heures. Comme la veille, nous croisons des paysages magnifiques, des petits lacs éparpillés partout et des arbres immenses…
C’est d’ailleurs ici que se trouvent les eucalyptus les plus hauts au monde, près de 100m, ça donne le vertige et surtout c’est IMPRESSIONNANT!

Vue du Seal Lake, Mount Field NP

En milieu d’après-midi, nous terminons notre marche bien épuisés, on a eu pas mal de dénivelé. Nous quittons le parc contents de notre journée et partons poser notre tente pour la soirée dans un camping municipal… avec douche chaude, le bonheur! Comme beaucoup d’endroits ici, le camp fonctionne de manière autonome. Les gens paient leur nuit en déposant l’argent dans une boite aux lettres. En gros, il y a de la confiance et tout le monde joue le jeu, le genre de système qui aurait du mal à fonctionner chez nous! En plus l’endroit est plutôt sympa, en bord de rivière et petite surprise, à la nuit tombée des diables se font entendre! Ils sont tout près, c’est impressionnant… mais pas de quoi nous affoler, on a vu que c’était de toutes petites bêtes.

Mardi matin, même si les jambes sont un peu lourdes, nous avons bien récupéré de notre rando de la veille. On se rend compte qu’il commence à nous manquer quelques provisions… la ville la plus proche est à une trentaine de kilomètres, mais pas le choix, il faut y aller. Passé ces obligations, nous partons vers midi pour un nouveau parc: le Southwest National Park. Mais avant il faut s’enregistrer à Mount Field, qui est sur la route. On nous explique que dans ce nouveau parc, il n’y a pas vraiment de marche à la journée (elle font toutes au moins 3 jours)… juste quelques points de vue le long de la route. Les photos que nous avons vues nous donnent quand même envie de tenter le coup.
Nous voilà donc partis en direction du Southwest National Park et nous avons eu raison de faire ces kilomètres… dès l’entrée dans le parc, le paysage est magnifique.
 

Plus on avance, plus on se sent seuls au monde sur cette route: la lumière est presque inquiétante… Après voir vu une série de petits lac, nous tombons finalement sur le Lake Pedder, qui existe depuis des milliers d’années (c’était une ancienne calotte glaciaire). Mais depuis une cinquantaine d’années, il a été agrandi pour construire un barrage en contre-bas. Ce barrage a aussi provoqué la création d’un second lac, Lake Gordon. C’est là que la route à travers le parc s’arrête net. On a la possibilité de passer sur le barrage et c’est renversant: d’un côté le lac, de l’autre le vide!

Après ce petit décrassage (les marches ont bien tiré dans les jambes), nous reprenons la route en sens inverse. Et nous décidons de revenir au camping de la veille, à Hamilton (au moins on sait qu’il y a de l’eau chaude). De là nous pourrons partir vers le Nord le lendemain.