Week-end indonésien sur les bords du Lac Toba

Le 5 Mars 2017

Comme on vous le raconte dans l’article précédent, nous sommes arrivés vendredi 17 février, dans la soirée, à Medan en Indonésie. L’aéroport est le plus proche du Lac Toba… qui se situe quand même à 4 heures de la ville. Du coup, vue l’heure d’arrivée, nous avons prévu (enfin, William et Annabelle ont prévu, car c’est eux qui ont tout organisé) de passer cette première nuit dans un hôtel de Medan. Un chauffeur nous récupère à l’aéroport et nous conduit à l’hôtel. C’est lui qui viendra nous chercher le lendemain matin, aux alentours de 7h, pour nous conduire à destination.

Notre petit chauffeur est bien à l’heure samedi matin… et c’est parti pour 4 heures de route assez inoubliables! En fait, le but de la conduite indonésienne est de doubler le plus de véhicules possible, que ce soit des scooters, des voitures, des camions! Bref, vous l’aurez compris c’est assez sportif. D’ailleurs, même si les garçons arrivent à dormir, c’est un peu plus compliqué pour Annabelle et moi!
Vers midi, nous arrivons (presque) à destination. Notre chauffeur nous dépose à Parapat, c’est d’ici que part le ferry pour nous conduire sur l’île de Samosir, perdue au milieu du Lac Toba. J’écris perdue, l’île fait quand même la taille de Singapour… Mais avant de prendre le bateau, petite pause déjeuner pour gouter le fameux « nasi goreng », la spécialité indonésienne, en gros c’est du riz avec des œufs et des épices (beaucoup d’épices parfois).

Exemple de tombeaux majestueux

C’est l’estomac plein que nous embarquons et enfin en début d’après-midi nous posons le pied sur Samosir! Des scooters (et leurs pilotes) nous attendent au port pour nous conduire à l’hôtel. A peine 10 petite minutes, ce n’est qu’un avant-goût du week-end.
Après s’être installés, nous ne perdons pas de temps: nous louons des scooters et c’est parti pour un après-midi de vadrouille sur l’île. Nous visitons d’abord Tuk-Tuk, la ville la plus touristique de l’île, avec un immense marché, un petit musée et le tombeau du premier roi chrétien de la région. Car on ne l’a pas encore dit mais Samosir est une des seules régions chrétiennes d’Indonésie (très majoritairement de confession musulmane). D’ailleurs, dès les premiers kilomètres, on remarque un nombre importants d’églises, et même beaucoup de tombes chrétiennes souvent creusées (et construites, car ce sont des immenses tombeaux) tout près des maisons.

Nous terminons cette première journée sur une plage, au bord de l’immense Lac Toba. Nous profitons du coucher de soleil avec un petit apéro mais nous devons vite repartir, histoire de ne pas trop circuler de nuit. C’est peine perdue, nous ferons quasiment tout le retour dans l’obscurité. Heureusement nous arrivons sains et saufs à l’hôtel où la soirée se passera sur la terrasse!

Malgré la soirée (un peu arrosée de la veille), nous nous réveillons assez tôt dimanche matin pour profiter de la journée. En milieu de matinée, nous repartons sur nos deux-roues… et dès les premiers kilomètres, les douleurs de la veille se font sentir: oui, on a un peu tous mal aux fesses, et c’est pas terminé!
Pour ce début de journée, nous faisons un premier stop pour profiter de la vue. Et puis nous nous arrêtons rapidement une nouvelle fois pour rentrer dans une église. C’est dimanche matin, le bâtiment est quasiment plein. Il y a les femmes seules d’un

C'est pas tous les jours facile...

côté, celles accompagnées d’un homme de l’autre et toutes sont tirées à quatre épingles, c’est magnifique toutes ces couleurs. Vous vous doutez bien qu’on ne prendra pas de photo, mais essayez d’imaginer… Inutile de dire que pendant les quelques minutes passées dans l’église nous étions l’attraction numéro un!

Nous reprenons ensuite la route pour quelques kilomètres… et nous tombons sur une scène assez atypique, qui se passe de commentaire (âme sensible s'abstenir)!

Le spectacle ne va pas nous arrêter pour autant. Comme la faim commence à se faire ressentir, nous décidons de prendre notre déjeuner ici. Et c’est une bonne idée, puisque tous nos plats sont excellents. D’ailleurs nous sommes vite rassurés quand nous voyons que les tables se remplissent de locaux, ça veut bien dire que c’est une bonne adresse!

Après cette pause, nous repartons sur les routes de Samosir… ou plutôt les chemins! Car nous décidons de prendre un itinéraire qui coupe l’île. Tout se passe bien au départ, avec encore du bitume. Nous nous arrêtons même pour une petite balade autour d’un lac. Mais très vite, les cailloux (et les trous qui vont avec) font leur apparition sur la route. Forcément, les douleurs « postérieures » sont de plus en plus intenses! Mais ça fait des souvenirs! Inutile de dire qu’après deux heures de traversée, nous sommes plus que ravis de retrouver une vraie route et une vue splendide…

Après cette journée très « remuante », Annabelle et moi méritons bien un petit massage! Les garçons nous déposent devant une maison où la propriétaire a afficher une pancarte « massage »… Après réflexion nous ne sommes pas convaincus de son expertise (ni de celle de sa copine qui s’est occupée de moi) mais elles ne nous ont pas fait mal! Le moment était même plutôt agréable. Je vous laisse deviner comment les garçons ont passé le temps… Indice: bintang (bière locale)!
Nous passons ensuite cette dernière soirée indonésienne sur la terrasse de notre hôtel avec les bons petits plats de la cuisinière.

Pour les normes sanitaires, on repassera...

Lundi matin, nous nous réveillons de bonne heure… le périple retour vers l’aéroport nous attend! Nous commençons par les derniers kilomètres de souffrance pour nos fesses en scooter pour arriver à l’embarcadère.

Nous quittons Samosir sous le soleil avec notre ferry et en débarquant nous retrouvons notre petit chauffeur. Il a l’air plus motivé que jamais… et il va nous le montrer: il double plus vite que son ombre! Et Annabelle n’est pas vraiment rassurée, elle est la seule à ne pas piquer du nez…

En début d’après-midi, nous arrivons à l’aéroport sains et saufs (qui l’eut cru?). Le retour à Singapour se passe sans aucune difficulté et pour conclure ces quelques jours nous décidons d’aller dans un super bon restaurant de « dumplings », les ravioli chinois… le « Din Tai Fung", une tuerie! Si certains d’entre vous passent par Singapour, courrez-y, vous n’aurez pas d’excuse il y en a un peu partout!!!