La jolie Hoi An, capitale du sur-mesure

Le 20 mars 2017

Ce mercredi 15 mars, nous voilà partis pour Hoi An, une ville qu’on a hate de découvrir puisque tout le monde nous dit qu’elle est magnifique.
Sur le trajet, on profite d’une jolie route mais on passe très vite… pas le temps de s’arrêter, il faut arriver le plus vite possible à destination. C’est ça la conduite à la vietnamienne, il faut que ça avance!
Nous arrivons comme prévu vers 17h, nous attendons à peine quelques minutes et le gérant de l’hôtel réservé nous récupère. Heureusement que nous étions prévenus, il nous conduit à la guesthouse de son beau-frère pour les deux premières nuits puisque son établissement affiche complet.
Après quelques minutes d’installation et une bonne douche froide (la chaleur est torride dans la région), nous partons vers le centre de la ville. Il y a quand même 20 bonnes minutes de marche pour atteindre l’entrée du coeur historique où toutes les maisons conservent des façades à l’ancienne.

Des sortes d’échoppes qui se succèdent dans des rues éclairées par des lampions de toutes les couleurs. Effectivement, l’endroit est très charmant… En prime, un bras de mer apporte un peu de fraicheur à la nuit tombée, un vrai bonheur. Pour cette première soirée, on s’accorde un cocktail avec vue sur les quais… mais on a une bonne excuse: 9 mois tout pile qu’on a quitté la France!

Jeudi matin, c’est petite grasse mat’ avant de partir à la découverte de la ville. Mais on ne peut pas se lancer le ventre vide, nous faisons donc un arrêt petit déj’ dans un petit resto tout près de la guesthouse. Le couple qui gère l’établissement (Yum Yum Restaurant, c’est son petit nom) est adorable et tous les deux parlent très bien anglais… Ils prennent le temps de se présenter, de nous demander ce qu’on pense de leur ville, de leur pays, bref, en voilà deux qui ont compris comment faire avec les touristes!

Nous repartons enchantés par cette rencontre et nous nous lançons dans les ruelles de la ville. Le premier objectif de cette balade est de trouver un moyen de transport jusqu’au Laos. On sait que la liaison jusqu’à Pakse (la ville laotienne est quasiment en face de Hoi An) existe, encore faut-il trouver le bon bus. Toutes les agences arrivent à nous organiser plus ou moins ce qu’on veut mais les prix varient du simple au double. On se laisse le temps de la réflexion puisqu’on ne veut partir que dimanche, on a le temps de trouver mieux.

Second objectif de la journée, se faire faire des vêtements. On ne l’a pas encore dit mais Hoi An est la capitale des tailleurs, la plupart des boutiques proposent des vêtements sur-mesure, il y a même des chaussures et des sacs en cuir. Entre les arrêts dans

les agences de voyage, nous faisons donc des stops dans les boutiques. Matthieu pousse même jusqu’au marché aux vêtements. Finalement, nous décidons de faire affaire chez « Lana ». C’est là que nos amis Tchin et Matthieu ont fait faire leurs vêtements l’an dernier et ils en sont ravis, il ne nous en faut pas plus pour nous décider.

On se lance alors dans la confection de nos habits de lumière: costumes et chemises pour Matthieu, tailleur pour moi… On ne pensait pas que ce serait si difficile de se décider, près de deux heures pour choisir les tissus, les coupes, boutons, pas bouton, poche ouverte ou fermée.

On sort de la boutique la tête retournée, nous avons rendez-vous le lendemain en fin de journée pour un premier essayage. La nuit va bientôt tomber et la fraîcheur commence (enfin) à descendre sur la ville, et ça fait un bien fou. Pour cette deuxième soirée, après une balade sur les bords de la rivière nous rentrons tout doucement à la guesthouse et trouvons un petit resto local sur le chemin pour dîner.

Ce matin du 17 mars, nous changeons de guesthouse. Comme prévu, le gérant de l’établissement que nous avions réservé vient nous chercher pour nous installer chez lui. Sitôt débarqués, il ne perd pas une seconde et nous propose toute sorte d’excursions dans la région. Il comprend vite que nous ne sommes pas fans de sa manière de faire et nous laissera tranquille pour le reste du séjour. Aujourd’hui nous avons décidé d’aller à la plage! Bah oui, elle est tout près pourquoi s’en priver?
Pendant le petit déj, nous faisons la rencontre de Julie et Cyril, un couple de Bretons qui voyagent pendant un an. La discussion s’éternise et nous partons pour la plage à la mi-journée. Une jolie petite balade en vélo à travers les rizières et nous arrivons à destination. Ici, il n’y a pas vraiment de plage publique, toutes proposent des transat… en même temps vu le prix on aurait tort de s’en priver.

Matthieu en mode "mannequin"

Mais la plage n’appartient pas uniquement aux touristes. Les locaux y « garent » leurs bateaux pendant la journée. Ce sont des petites barques rondes, qui font penser à des coquilles d’oeuf. Environ une heure avant le coucher du soleil, les pêcheurs arrivent au compte goutte et partent en mer, à la pêche au calamar a priori. Ils ont une technique bien rodée pour amener leur embarcation à l’eau: en gros ils font tourner leur bateau dans le sable jusqu’à ce que le courant l’emporte et là ils rament de toutes leurs forces pour gagner le large.

Nous admirons le spectacle pendant de longues minutes mais il nous faut repartir… nos essayages nous attendent. Avant ça nous faisons quand même un arrêt douche à la guesthouse où nous retrouvons Julie et Cyril. C’est tous les quatre que nous partons dans la vieille ville.
Matt et moi passons à la boutique pour nos essayages. Et le résultat est déjà pas mal du tout. Encore quelques retouches notamment sur les pantalons et ça devrait être parfait. Prochain RDV le lendemain matin.

Un pêcheur qui s'apprête à prendre le large

En sortant de la boutique, nous retrouvons nos Bretons pour boire un verre ensemble… un apéro qui va se prolonger jusque tard dans la nuit quand nous réalisons que c’est la Saint Patrick (ça se fête quand même, même à l’autre bout de la planète).

Forcément, le lendemain matin, le réveil est assez tardif. Mais nous sommes juste à l’heure pour nos essayages chez Lana… c’est presque ça! Juste du détail, mais nous prenons un nouveau RDV pour ce soir. En attendant, nous devons trouver une solution pour aller au Laos, nous avons prévu de partir le lendemain. Nous décidons de déjeuner chez le jeune couple du premier jour, peut-être sauront-ils nous conseiller. Et nous avons vu juste! Ils appellent pour nous reserver un ticket sur une compagnie locale que nous avions repérée mais que nous n’arrivions pas à contacter. Notre bus partira le lendemain soir de Danang (la troisième ville du pays), qui est à une petite heure d’ici. Ils nous expliquent aussi où prendre un bus local pour nous conduire à la gare de Danang… bref, ils nous enlèvent une belle épine du pied!
Soulagés d’avoir trouvé notre bonheur, nous partons pour une nouvelle balade dans la vieille ville qui nous conduit jusqu’à une expo photo conseillée par Julie et Cyril. Ils ont eu raison de nous pousser à y aller pour découvrir les clichés pris par un Breton (encore!) qui s’est installé dans le pays et est parti à la rencontre des minorités… Ils les a quasiment toutes photographiées, il y en a 84 dans le pays, en tenue traditionnelle, c’est un magnifique spectacle!

On y apprend aussi toutes les traditions, les moeurs des ces minorités qui, pour certaines, sont vouées à disparaitre d’ici quelques années.
La journée est déjà bien avancée et nous prenons le temps d’une dernière balade dans les ruelles en attendant nos derniers essayages. Car cette fois, c’est la bonne, tout est parfait! Il faut maintenant emballer tout ça , nous décidons d’y revenir le lendemain matin histoire de ne pas passer la soirée avec nos costumes dans les pates.
Car ce soir, il y a du rugby! Hors de question pour Matthieu de manquer le dernier match de la France dans le Tournoi des 6 Nations. Pour ceux qui l’ont vu, on aurait eu tort de le louper… 100 minutes sur le terrain face au Pays de Galles avec une victoire au bout. Inutile de dire que les Anglais présents dans le bar étaient un peu ronchons d’avoir loupé l’hymne de leur match qui se jouait juste après. Mais ils étaient quand même ravis de la défaite des Gallois!

Dimanche 19 mars, dernier réveil à Hoi An. Nous retrouvons Julie et Cyril pour le petit déjeuner et puis nous filons en vélo dans le centre-ville où nos vêtements nous attendent. On est un peu surpris par le volume (et le poids) mais il va falloir les porter encore quelques semaines, le temps d’arriver à Hanoi d’où nous prévoyons d’envoyer un colis.
De retour à la guesthouse, nous terminons nos sacs (et reprenons une dernière douche froide) et nous profitons de la connexion

pour travailler sur les prochaines étapes dans la zone.En début d’après-midi, c’est avec les Bretons que nous partons pour un dernier déjeuner tous les quatre. Nous choisissons d’aller chez notre petit couple, d’abord parce que c’est excellent, mais aussi pour un dernier petit briefing.

En milieu d’après-midi, il est temps de nous séparer. Nous pourrons peut-être nous recroiser dans le Nord du pays ou alors en Amérique latine dans quelques mois, sinon ce sera en France… autour d’un bon plateau de fromage qui nous manque tant!
Vers 17heures, comme prévu, un « Yellow Bus » nous prend à la station locale. Les passagers sont un peu étonnés de voir des touristes avec eux. Nous arrivons sans encombre à Danang où nous trouvons la compagnie avec laquelle nous avons réservé notre trajet jusqu’à Kon Tum.
Enfin, à 20h30, notre bus (couchette bien sûr) s’élance sur les routes vietnamiennes, avant de passer au Laos demain… ça c’est une autre histoire!

Dernière photo avant de se quitter