Quand on est en Asie et qu’on a le temps, on se dit que toutes les frontières sont faisables par voie terrestre. Alors oui, mais bien souvent il faut s’armer de patience, car on n’est pas les seuls à avoir eu la même idée et puis il ne faut pas avoir peur non plus de donner des bakchichs…  Eh oui, c’est la dure loi en Asie, tout ou presque est corrompu et les frontières sont une vraie entrée en matière.

Pour nous faire mentir, il y a le Vietnam. Un pays exemplaire en matière de corruption (aux frontières seulement hein, ne nous emballons pas). Si vous comptez y rester plus de deux semaines (délais du visa gratuit pour les Français), c’est un peu plus compliqué:
pour un mois, il faut faire une demande sur Internet et vous pouvez rentrer par voie terrestre
pour trois mois avec entrées multiples (ce que nous avons pris), il faut passer par une agence locale en amont. Le visa en lui-même coûte 50$ (payable à l’arrivée, à l’aéroport) et les agences prennent généralement 40$ par personne

Munis de votre visa, vous pouvez voyager tranquillement dans le reste de la zone et passer les frontières sans problème.


PREMIER PASSAGE: BO Y / PHOU KEUM

De notre côté, nous sommes passés au Laos par Bo Y, au Sud. Après un bus de nuit depuis Da Nang, nous sommes arrivés Khanthom et de là nous avons pris une navette improbable (nous étions seuls parmi les cartons de marchandises) en direction de Pakse.

Le passage de frontière s’est fait sans problème. Il a juste fallu payer 2$ de « taxes » par personne pour entrer au Laos (en plus des 30$ du visa). Nous avons eu beau insister, notre navette nous attendait et le chauffeur semblait s’agacer un peu, difficile de passer au travers. Mais si vous êtes nombreux (et que vous avez les temps), c’est plus facile de faire pression. Néanmoins sachez que c’est très compliqué de faire sauter ce bakchich.


DEUXIÈME PASSAGE: NAM PHAO / CUA KHAU CAUT REO

Pour le retour au Vietnam, nous sommes de nouveau passé par voie terrestre, mais cette fois depuis Thakekh au Laos, jusqu’à Vinh au Vietnam.
Le bus à Thakekh a été un peu compliqué à trouver mais il y en a plusieurs qui partent le matin entre 9 et 10h.
A la frontière, aucun problème… les Viet ont plein de défaut mais on peut leur reconnaitre une certaine rigueur qui les rend très efficaces. Nous sommes donc arrivés sans encombre à Vinh, d’où nous avons pris un train de nuit jusqu’à Hanoï.


TROISIÈME PASSAGE: AÉROPORT DE LUANG PRABANG

Pour notre retour au Laos (au Nord cette fois), nous avons décidé de prendre un avion depuis Hanoï. Le temps de transport en bus nous a un peu fait peur et il faut avouer que nous étions pressé d’arriver à Luang Prabang pour fêter le nouvel an lao.
Eh bien, sans grande, surprise, en plus du visa (30$), même à l’aéroport, il faut leur « taxe » (traduction: bakchich) de 2$ ou quelques kyats (lors de notre passage il était préférable de payer en monnaie locale tant leur taux de change était désavantageux pour le dollar).

Petit conseil à l’aéroport de Luang Prabang:
Evitez de prendre les « taxis officiels » proposés dans le terminal. Il s’agit d’une belle arnaque, des tuk-tuk attendent un peu plus loin pour moitié prix.

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