La côte pacifique, de Paracas à Nazca

Le 29 décembre 2017

Les petites infos en +:

Excursions sur les Islas Ballestas: 30S / personne
Entrée dans la réserve (mer et terre) : 15S / personne
Taxe au port: 5S / personne
Buggy à Hucachina: 28S / personne (taxe comprise)
Bodega Vista Alegre: visite à 10S / personne (décompté si vous achetez une bouteille)
Parking dans Nazca: 7S la nuit
 
Survol des lignes de Nazca:
Nous avons choisi la compagnies Aéroparacas (assez sérieuse), prix négocié 80US$ / personne avec navette depuis l’hôtel. Prévoyez du temps d’attente sur place, un peu plus d’une heure pour notre part. A l’aéroport, il faut encore payer une taxe: 30S / personne
Dans l’avion, chaque kilo compte, prenez donc un petit sac. S’il est trop gros il restera au sol.

Ce mardi 10 octobre, nous arrivons à Paracas après de longues heures de route. Heureusement, le trajet a été ponctué par un pique-nique saucisson/saumon fumé…
A notre arrivée à Paracas nous nous installons dans l’hôtel réservé, des petites cabanes toutes propres autour d’une cour, génial. Mais pas de temps à perdre, Matthieu et moi partons nous renseigner pour les activités à faire le lendemain. Nous savons que nous voulons aller voir les Islas Ballestas (protégée pour la faune qu’elles abritent), peut-être un tour en quad l’après-midi…
Mais tout le monde a la tête ailleurs, les agences nous disent d’ailleurs qu’elle rouvriront après le match… ce soir c’est Pérou-Colombie, le match de la mort pour la qualification au Mondial en Russie. On décide de se fondre dans la masse et nous prenons place tous les quatre dans un bar pour assister à ce moment qui pourrait être historique. On vous explique: ça fait plus de 30 ans que le Pérou n’a pas participer aux phases finales d’une coupe du monde, imaginez donc leur excitation si cela se produisait.
Bon, il n’y a pas eu de miracle pendant ce match et le Pérou est reparti avec le score de 1 partout… mais ils peuvent ainsi participer au repêchage, ce sera début novembre, face à la Nouvelle-Zélande.
Bref, tout ça pour dire qu’on a passé une bonne soirée avant de partir réserver notre excursion du lendemain.

 

Mercredi matin, nous nous réveillons assez tôt pour avoir le temps de trouver un endroit où prendre le petit déjeuner. Pas grand chose d’ouvert avant 8h, mais nous trouvons quand même une épicerie qui vend quelques fruits, du beurre et sert du café!
Nous partons ensuite pour le port où sont amarrés tous les bateaux de touristes pour les Islas Ballestas. Il faut attendre notre tour et nous embarquons enfin…
La balade commence par la découverte d’un candélabre « gravé » au sol, exactement à la manière des lignes de Nazca. Comme à Nazca, l’origine de ce candélabre reste inexpliquée… Après quelques minutes de navigation, nous apercevons au loin les fameuses Islas Ballestas. A cette distance déjà, on voit les centaines d’oiseaux qui survolent ces petits brins de terre. En s’approchant on devine de mieux en mieux les grosses bêbêtes qui vivent ici… des lions de mer! Ces gros mammifères sont tranquillement installés sur leur rocher à prendre le soleil, certains prennent même la pose à notre passage.

Le candélabre (ou chandelier) inexpliqué

En plus des lions de mer, les Islas Ballestas abritent aussi des pingouins. Sur de si petites surfaces, c’est impressionnant le nombre d’animaux qu’on peut voir. Impressionnant aussi de voir toute cette vie alors qu’en face, à part Paracas, et les autres villes de la côte le paysage n’est que désert.

De retour sur la terre ferme c’est d’ailleurs cette deuxième réserve que nous allons découvrir. Après un déjeuner en bord de mer, direction la Réserve Nationale de Paracas en voiture. Nous avons abandonné l’idée du quad, les machines n’ont pas l’air puissante et le vent fait rage à cette période de l’année. Nous voilà donc partis sur les chemins caillouteux au milieu de paysages très arides.
Plus de deux heures à travers des routes désertiques et des panoramas plus beaux les uns que les autres. Tantôt des immenses étendues avec des couleurs ocres à perte de vue, tantôt des superbes vues sur l’océan qui grignote petit à petit la falaise…

Un après-midi superbe qui se termine sur la route (oui encore). Il faut qu’on avance jusqu’à la prochaine étape: Huacachina.
Après deux heures à travers le désert nous arrivons à destination. Nous passons d’abord par Ica (connue pour ses caves de Pisco) puis nous atteignons la petite oasis de Huacachina. Nous trouvons rapidement un hôtel avec une super terrasse. C’est d’ailleurs là que nous passons la soirée, avec une nouvelle fois un pique nique made in France, qui nous ravit!

Le lendemain matin, après un petit déjeuner qu’on fait durer, nous nous décidons pour faire un tour de buggy dans les dunes. C’est l’activité phare à Huacachina. Il faut avoir le coeur et le corps bien accrochés parce que ça remue ces engins, mais c’est bien marrant. Après une pose photo au milieu des dunes, Matthieu et moi nous lançons dans l’autre activité de la ville: le sand boarding… traduction: du surf des sables. Ici ça se fait allongé pour ne pas trop prendre de risques mais les sensations sont là! Et alors que nous attendons que notre Buggy viennent nous chercher après notre folle descente, on réalise qu’il est en panne (rien d’étonnant, on doit porter la poisse). Heureusement, un autre véhicule est là pour tracter le notre ce qui ne les empêche pas de continuer à monter sur les dunes à toute vitesse.

De retour dans le village, nous mettons les voiles. Arrêt déjeuner dans un petit restaurant local et direction les caves de Pisco. Nous choisissons de visiter la Bodega « Vista Alegre », fondée par les Jésuites au moment de la colonisation espagnole. En arrivant, nous avons droit à

une visite du domaine et de la cave et puis c’est l’heure de la dégustation… ici, on ne fait pas que du pisco, il y a aussi du vin (très bon). Nous repartons de là avec des souvenirs plein la tête et d’autres dans la valise!Il ne faut pas trainer, on a encore de la route en cette fin de journée. Nous devons arriver à Nazca… Après une nouvelle « traversée du désert », nous y arrivons à la nuit tombée. Le temps de nous installer dans notre petit hôtel, le réceptionniste appelle un vendeur d’une compagnie aérienne pour le survol des fameuses lignes de Nazca que nous souhaitons faire le lendemain.Après une petit négociation, nous tombons d’accord sur le prix. RDV le lendemain matin avant 9h devant l’hôtel. En attendant, nous passons la soirée dans un petit restaurant sur la Plaza de Armas où les « chicharones » de poulet sont super bons!

Vendredi 13 octobre… BON ANNIVERSAIRE MATTHIEU! Une journée dont il se rappellera longtemps puisque nous réalisons un rêve: survoler les mystérieuses lignes de Nazca.
La navette de l’agence passe nous prendre à l’heure, avec nous un autre couple de Français et deux Québécois. A l’arrivée au

petit aéroport de Nazca, c’est enregistrement artisanal et une longue attente commence. Enfin, après plus d’une heure, nous embarquons dans notre petit coucou… Un décollage qui remue un peu et nous voilà au-dessus des fameuses lignes de Nazca. Pendant les premières minutes, on a un peu de mal à distinguer les première formes au sol mais notre oeil s’habitue et nous voyons très nettement les suivantes… un spectacle magnifique. Dans l’avion, plus le temps passe et plus la température grimpe, ça remue pas mal également, la sensation est assez étrange. Après une heure, retour sur la terre ferme (et ça fait du bien), nous sommes tous ravis de cette belle expérience. La navette nous dépose à notre hôtel et nous prenons un almuerzo. Pendant ce déjeuner, nous décidons finalement de reprendre la route le lendemain et pas dans l’après-midi comme prévu. Nous ferons la route d’une traite le lendemain vers Arequipa. En attendant, nous reprenons une chambre dans notre hôtel et c’est sieste pour tout le monde.

Au réveil, nous partons pour une balade dans Nazca et mes parents découvrent leur premier marché local… pas de frigo, pas de glace non plus pour le peu de poisson qu’il y a, imaginez la réaction! Mais de beaux fruits quand même qui nous font craquer. Et puis nous nous installons sur une terrasse pour un apéritif d’anniversaire… Nous reprenons ensuite la direction de l’hôtel où nous attend un super pot de foie gras  (merci Marie, tu assures!) pour fêter ça. Le tout avec une bonne bouteille de vin achetée la veille à Ica, c’est un super repas d’anniversaire pour Matthieu.

Samedi matin, le réveil sonne très tôt. C’est une longue journée de route qui nous attend jusqu’à Arequipa. A notre grande surprise, la réceptionniste nous prépare le petit déjeuner alors qu’il n’est même pas 6h, elle est vraiment adorable. En partant chercher la voiture, petit surprise: elle est bloquée par une autre sur le parking. Notre copine de l’hôtel vient aux nouvelles avec nous et les gardiens du parking sortent finalement notre voiture en la soulevant petit à petit… Bref, après une bonne demie-heure de retard sur le planning nous prenons enfin la route. Toujours des paysages très désertiques et en milieu de journée, finie la vue sur l’Océan Pacifique, on s’enfonce dans les terres en direction d’Arequipa.