L'île de Chiloé, la Bretagne chilienne... sous le soleil!

Le 30 janvier 2018

Les petites infos en +:

Rejoindre l’aéroport depuis la gare routière: 12.000P le taxi ou 2.500P la place de bus
 
Location de voiture à l’aéroport, tous les comptoirs sont alignés ou dans le centre-ville, on peut trouver certaines agences.
Ferry Pargua - Chacao: 12.000P / voiture
Ferry Dalcahue - Ile Quinchao: 2.000P / voiture
Parc National de Chiloé: 4.000P / personne (2.000P pour les résidents)

Rejoindre Chaitén:
Bus: 20.000P / personne (à 7h et 11h tous les jours)
Bateau (avec Naviera Austral): 17.000P / personne (mardi et jeudi à 23h)

A peine 3h de bus, c’est le temps qu’il nous a fallu pour arriver à Puerto Montt. La ville n’a rien de particulier mais c’est un peu le passage obligé avant de passer sur l’Île de Chiloé, que tout le monde ici appelle la « Bretagne Chilienne », c’est d’ailleurs notre destination. Pour y arriver, nous avons décidé de louer une voiture. Comme nous sommes encore tous les quatre, c’est la meilleure solution et surtout celle qui nous permettra de voir un maximum d’endroits pendant les trois prochains jours.
Nous partageons un taxi qui nous conduit jusqu’à l’aéroport, on se dit que c’est le meilleur endroit pour trouver une voiture de location. En arrivant, c’est un peu la douche froide: plus personne n’a de véhicule, il faudra attendre ce soir que certains rentrent. Par chance, un loueur a encore une seule et unique voiture. Pendant que Dax & Audrey profitent du WiFi de l’aéroport pour réserver un billet d’avion pour Punta Arenas, Matthieu et moi partons voir le bolide. Contrairement à celle que nous avions loué en Argentine, cette voiture est beaucoup plus récente, les risques de panne semblent moins probables. De toutes façons, si on veut partir assez rapidement, on ne peut pas trop faire les difficiles. Après une toute petite négociation, nous voici en possession de notre carrosse. Direction Chiloé… ah non, il faut retirer de l’argent! Oui la dernière banque sans frais avant de descendre plus au Sud se trouve ici. Pas facile de trouver une place dans cette ville qui est bien animée. Et puis c’est qu’on commence à avoir faim, heureusement on trouve sur notre chemin une petite « panaderia » qui propose des empanadas au fromage plutôt sympathiques.

Enfin, un peu avant 17h, nous voilà partis en direction de Chiloé. Encore pas mal de kilomètres nous attendent et nous atteignons enfin le port de Pargua, c’est de là que partent les ferry pour l’île. Il y en a toute la journée et nous attendons à peine quelques minutes avant d’embarquer sur l’un d’eux et c’est parti!
La traversée dure à peine 45 minutes et nous voilà de l’autre côté. Nous roulons sur la Panamerica, cette route qui débute en Alaska et qui vient se terminer ici, tout au bout de Chiloé, à Quellón. Ce soir nous nous arrêtons à Ancud, une des seules vraies villes de l’île, c’est ici que nous dégotons un camping avec vue sur l’océan, et c’est vraiment sympa. Malgré les nuages, on se dit qu’on est bien tombés. Le temps de déployer les tentes

et nous prenons la direction du centre-ville pour manger un morceau. Sur les conseil du propriétaire du camping, nous allons près du marché

pour manger du poisson et gouter une des spécialité de l’île: le « curanto », un savant mélange de fruits de mer, de viande et de pomme de terre. Audrey & Dax cède, pour Matthieu et moi ce sera gratin de crabe et poisson à la plancha, très bon choix aussi!

Après une bonne nuit de sommeil, nous reprenons la route… dans la brume. Le temps n’est pas vraiment avec nous pour le moment. Mais plus la matinée avance, plus le ciel se dégage et nous arrivons à Castro, la « capitale » de l’île, sous un soleil éclatant. On y découvre une des curiosités de Chiloé, les maisons sur pilotis.

Une jolie balade dans la ville qui nous conduit jusqu’au marché où on s’offre une pause déjeuner bien iodée à base d’huitres et coquillages! On termine même avec du fromage qui est franchement bon. Nous repartons ensuite dans les rues et surtout le long du front de mer pour admirer de nouvelles maisons sur pilotis. Avant de quitter cette jolie ville, nous faisons un passage par l’église. On ne l’a pas encore dit mais toutes les églises de l’île ont la particularité d’être construite en bois, avec des couleurs plutôt inhabituelles. Des bâtiments classés qui donnent une raison de plus de visiter Chiloé.
Nous reprenons ensuite la route en direction de Cucao. Une petite heure plus tard, nous voilà à destination où nous nous installons dans un camping proche de la plage. Pas question de se baigner vue la température mais une balade est la bienvenue. Avant ça, il faut installer la tente: le soleil brille encore et on a besoin de lui pour faire sécher au plus vite les tentes qu’on a du ranger toutes mouillées ce matin. Après ces questions pratiques, nous partons pour une jolie balade le long de l’eau.

La soirée se termine autour d’un bon saumon fumé dégoté au marché de Castro quelques heures plus tôt… on aurait eu tort de s’en priver parce que ça fait un bien fou à nos papilles!

Mercredi matin, la journée commence mal pour nous. On se rend compte que le chat de l’employé du camping s’est fait les griffes sur notre tente! Quelques coups qui n’ont laissé que de petites traces mais ça fait toujours râler ce genre de chose surtout quand on essaie de faire attention au maximum à nos affaires.
Passé cet épisode douloureux, nous prenons la direction du Parc National de Chiloé, l’entrée n’est qu’à quelques dizaines de mètres du camping. De là nous partons pour plusieurs petites balades, pas inoubliables mais sympathiques quand même.

Aujourd’hui, nous avons décidé de poursuivre notre découverte de la région en allant sur une autre île, plus petite encore. Pour l’atteindre, nous faisons un premier arrêt à Chonchi où on découvre un joli petit port (et un bon ceviche). Le deuxième stop se fait à Dalcahue où la balade le long de la mer est encore bien agréable. C’est de cette deuxième ville que nous prenons le ferry qui nous conduits jusqu’à l’Isla Quinchao, notre objectif de la journée.

Parc national de Chiloé

A notre arrivée, après seulement quelques kilomètres, nous découvrons une superbe vue sur les montagne du continent… on se trouve face à ce qu’on peut appeler les Andes Chiliennes, entre nous l’eau, c’est assez magique.

Nous nous arrêtons enfin à Achao, la ville principale de l’île. C’est ici que nous décidons de nous installer pour la nuit, dans un camping hyper sympa où nous passons notre dernière soirée tous les quatre. Après avoir traversé la Bolivie et une partie du Nord de l’Argentine, nos chemins vont se séparer le lendemain. Le temps presse un peu pour Audrey & Dax qui ont un avion à la fin du mois en direction de Buenos Aires. De notre côté, on est beaucoup moins pressés… Pablo, notre mécanicien, attend toujours les pièces importées des Etats-Unis avant de commencer à travailler sur notre van. Au mieux, on peut espérer un retour à Santiago mi-février, mais pas avant. Bref, une dernière soirée tous les quatre… pour le moment car nous devrions nous retrouver un peu plus au Sud à la fin du mois, si tout se passe bien.

Vue sur les Andes depuis l'Isla Quinchao

Jeudi matin, c’est notre dernier réveil sous le soleil de Chiloé. Parce que oui, après une première matinée mitigée, la météo nous a vraiment gâté pendant ce périple surtout quand on sait qu’il pleut plus de 300 jours par an sur l’île… Ce matin, nous restons encore un peu sur l’Isla Quinchao et nous descendons jusqu’à la jolie plage de… Quinchao justement, où il y a la plus grande église en bois de l’île, on vous l’avait dit que ces églises valaient le détour. Mais le plus impressionnant ici reste la vue vers le large… une plage déserte et des couleurs à couper le souffle!

Nous remontons ensuite jusqu’au ferry et commençons notre retour vers Puerto Montt. On s’accorde encore quelques pauses et notamment à Quemchi où une fois encore cette petit ville semble figée dans le temps. Comme partout sur l’île, des maisons en bois, colorées, font face à la mer et aux bateaux qui sont amarrés et semblent attendre de se faire emporter par les vagues.

Le retour jusqu’à Chacao (où on doit reprendre le ferry vers le continent) est plus long que prévu. La route qui nous avons choisi d’emprunter n’est pas goudronnée, alors forcément ça secoue et ça ne va pas bien vite. Nous arrivons quand même à bon port et nous voilà de retour à Puerto Montt.

C’est ici que nos routes se séparent pour de bon, Audrey & Dax s’envolent dans quelques heures pour Punta Arenas. De notre côté, on descend plus doucement… nous avons ce soir un bateau pour Chaitén et son fameux parc Pumalín.