Chachapoyas et ses trésors pré-incas

Le 3 janvier 2018

Les petites infos en +:


Amazon Expedition, agence sur la Plaza de Armas (elles sont toutes là): 300S pour 2, pour les deux excursions (Karajia et Kuelap).
Pour manger, chez notre petite mamie, face à la Cathédrale, sur la Plaza de Armas.
Pour boire un verre (et goûter le thé au chocolat… un délice!), à côté de chez Mamie: « Café Fusiones » et plus ils ont du WiFi

Ce vendredi 10 novembre, après une nouvelle nuit dans le bus, nous arrivons assez tôt à Chachapoyas. La petite chambre que nous avons réservée sera disponible vers 9h, la propriétaire me l’a confirmé. Nous avons donc le temps de déposer nos bagages et de prendre un bon petit déjeuner avant d’envisager de terminer notre nuit. Nous prenons aussi une petite heure pour parcourir quelques agences. Parce qu’il faut qu’on vous explique: nous sommes venus jusqu’ici pour voir un site, « Kuelap », que tout le monde surnomme le « Machu Picchu du Nord », rien que ça. On veut vérifier si c’est bien le cas. Dans la région, il y a aussi des sarcophages perchés à voir. Mais bien sûr, ces deux sites ne peuvent pas se faire dans la même journée. Il est possible d’aller au premier par ses propres moyens mais les bus retours ne sont pas garantis… alors on ne va pas prendre de risques, on décide donc de tout faire avec une agence.
Mais avant de choisir laquelle, nous rentrons nous reposer… après 17 mois de vadrouille, ces trajets commencent sérieusement à nous épuiser!

Folle ambiance dans les rues de Chachapoyas

Au réveil, il fait sérieusement faim! Nous trouvons une petite adresse sur la Plaza de Armas, un comedor tenu par une petite mamie extra. Et quand sa milanaise de poulet arrive… c’est un régal! Elle devrait nous revoir dans les prochains jours…
Après ce super déjeuner, nous reprenons nos recherches pour les prochains jours et nous nous décidons enfin pour partir avec Amazon Expeditions. Le prix est similaire aux autres et surtout on a eu de bons échos! Nous prenons ensuite le temps de flâner dans cette petite ville de Chachapoyas qui n’a rien d’extraordinaire mais qui est plutôt agréable. Et puis nous nous renseignons pour ce soir: où faut-il voir le match? C’est la première confrontation entre le Pérou et la Nouvelle-Zélande, le vainqueur des deux matches ira à la Coupe du Monde! On nous répond qu’il sera diffusé partout, c’est parfait, ça nous laisse le choix.
En attendant nous avons un RDV au téléphone avec Annabelle et William, nos amis de Singapour… enfin nous avons réussi à trouver un moment qui convient à tout le monde, avec 12h de décalage ce n’est pas toujours évident.

Quand nous raccrochons, nous avons loupé le coup d’envoi, ce n’est pas bien grave. En descendant dans la rue, il n’y a pas un chat, personne non plus dans les petits restos/bars, à croire que tout le monde est cloitré chez soi! Enfin, nous trouvons un bar avec pas mal de monde pour nous installer. Nous qui nous attendions à une ambiance survoltée, il y a un silence de cathédrale la-dedans. En regardant le match, on comprend pourquoi… on s’ennuie ferme devant ce Nouvelle-Zélande / Pérou. D’ailleurs, rien n’est décidé au coup de sifflet final: 0-0. Les Péruviens sont ravis, tout se jouera dans quelques jours dans le Stade National à Lima!

Samedi matin, nous commençons avec notre première visite dans la région… les sarcophages de Karajía. Il faut plus d’une heure pour rejoindre le site. Le mini-bus de l’agence nous dépose ensuite en haut d’un chemin. Une descente de quelques minutes et nous voilà au pied de ces géants…

Plusieurs théories sur leur origine s’affrontent mais il s’agirait vraisemblablement de tombeaux de soldats. En plus de certains attributs sur les peintures, les sarcophages sont surmontés de crânes… qui seraient les trophées de guerre des morts. Quant à leur emplacement, ces tombeaux font face au soleil levant et sont totalement à l’abri des intempéries. Impossible aussi de les atteindre, il semblerait que le chemin construit pour les amener à ensuite été détruit pour leur assurer le repos éternel. Bref, ces sarcophages, bien que peu nombreux, sont assez mystérieux. En plus de ceux qui se voient parfaitement depuis le chemin, d’autres se devinent au loin dans les montagnes.
Une fois remontés au bus, direction un petit village pour prendre le déjeuner et essayer nos… bottes! Parce que la deuxième partie de la journée est beaucoup moins historique, il s’agit de la visite de la caverne de Quiocta. On n’est pas vraiment fan des grottes, mais on n’a pas trop le choix. Au moins, le panorama qui y conduit est assez spectaculaire, on ne sera pas venus pour rien.

Nous commençons ensuite la visite de la grotte. Nous sommes dans un groupe avec uniquement des locaux et tous sont presque effrayés de pénétrer dans ce trou noir. A l’intérieur, les stalactites et stalagmites sont quand même très impressionnantes. Quand on sait qu’elles grandissent de quelques millimètres chaque année, on se dit que certaines doivent avoir plusieurs milliers d’années. Tout ça est très fragile mais ça n’empêche pas nos compagnons de visite de toucher à tout… ils sont pas possible ces Péruviens!
De retour à la surface, il nous reste encore une bonne heure de route jusqu’à Chachapoyas.
Pour le dîner, nous décidons de revenir chez notre petite mamie… on vous l’avait dit qu’elle risquait de nous revoir.

En tenue de combat!

 

Dimanche matin, c’est la journée tant attendue jusqu’à Kuelap! Le trajet en bus est encore une fois assez long et comme la veille nous sommes dans un groupe de locaux. On se rend compte qu’ils sont en fait les seuls touristes dans cette région, on ne croise que très peu d’étrangers depuis que nous sommes ici.
Après plus d’une heure de bus, nous arrivons au pied du téléphérique qui doit nous conduire au site. Et là, cocorico, c’est un téléphérique français… qui fonctionne parfaitement et qui nous dépose sains et saufs au pied de l’ancienne cité de Kuelap. Comme beaucoup de sites pré-colombiens, Kuelap a été construit en haut d’une montagne, bien à l’abri des envahisseurs. D’ailleurs les Incas ont mis plus de 200 ans à conquérir ce peuple et à leur arrivée, les Espagnols n’ont fait qu’une bouchée de cette ville déjà abandonnée par ses habitants.

A l’arrivée sur le site, nous avons droit à quelques explications données par une guide sur place dans une sorte de petit musée. Et enfin, nous prenons la direction du site lui-même et nous arrivons au pied des fortifications et on doit dire que c’est impressionnant: de murs de plus de 600m de long et 19m de haut!

Nous pénétrons ensuite dans l’enceinte de la ville et nous découvrons les fondations des maisons, construites en rond, avec au centre un trou pour faire des offrandes. Tout au long de la visite, le panorama est magnifique et les ruines qui sont sous nos yeux ne gâchent rien au paysage. A la fin de la visite, nous admirons ce qui était le temple de la ville. Une sorte de tour pleine, sans entrée, uniquement un trou au centre pour y jeter les offrandes. Les restes découverts au fond prouvent que les fidèles venaient de très loin pour faire des dons.
 

Après cette superbe visite, un peu au pas de course à cause du monde sur place, nous redescendons dans la vallée. Un déjeuner dans un petit village avec un couple d’Américains plus tard, nous voici de retour à Chachapoyas pour une dernière soirée ici et cette fois, nous testons une nouvelle adresse pour dîner, nous ferons un adieu à notre mamie le lendemain.

Ce lundi sera une journée assez calme dans cette petite ville qui l’est tout autant. Nous passons dans le marché, à la gare routière, nous déambulons dans le rues et profitons du WiFi pour travailler un peu même si le retard s’accumule sur le site…
Une dernière milanaise chez Mamie et c’est l’heure de reprendre notre bus pour Trujillo. Une nuit qui sera mouvementée. Sur la route, nous faisons un arrêt dans une ville et un homme avec la jambe cassée monte dans notre bus. Il s’est fait mal plus tôt dans la journée, mais personne ne peut le soigner ici… il doit aller jusqu’à Trujillo pour se faire plâtrer. Plus de 12h de bus pour avoir des soins, on se dit une nouvelle fois qu’on a de la chance chez nous…

Nous arrivons finalement mardi matin à Trujillo, et nous allons sonner à la porte de notre ancien hostel. Pas de souci pour laisser nos bagages pour la journée puisque nous avons un vol le soir en direction du sud.
En attendant, nous profitons une nouvelle fois de cette jolie petite ville et passons plus d’une heure dans une boutique Movistar. La carte SIM locale que nous avons depuis un mois ne fonctionne plus. Et pour cause, on comprend qu’on s’est fait avoir. En fait

les étrangers n’ont pas le droit d’en avoir une. Le vendeur chez qui nous l’avons achetée l’a donc mise à son nom et au bout d’unmois il résilie le numéro… sans prévenir! On va terminer comme ça, c’est pas bien grave mais on aurait aimé être au courant. Pour le dîner, nous craquons sur une pizza qui nous fait rêver depuis quelques jours… et on se lâche sur la taille: il y a écrit « gladiator » sur le menu! On ne pensait pas que ce serait si imposant. Il faut ensuite se presser un peu, notre copine de l’hostel nous a commandé un taxi pour 9h pétantes en direction de l’aéroport. Il est à l’heure et nous aussi (enfin, presque).
Décollage annoncé à 23h, après une escale à Lima, arrivée prévue le lendemain matin à Arequipa.