Le Cerro Castillo et les Chapelles de marbre, deux merveilles naturelles

Le 28 février 2018

Les petites infos en +:

Pour la rando au Cerro Castillo, l’hostel « Senderos Patagonicos » a plein d’infos. Pour éviter de payer les 10.000P d’entrée, il existe un autre accès… à 7km! Ils sauront vous expliquer.

Capillas de Marmol: toutes les agences sont au même prix et proposent le même tour, 10.000P par personne. Préférez le matin où il y a moins de vent.

Glaciar Exploradores: on a décidé de faire l’impasse après s’être renseignés sur place. Ça n’avait pas l’air de valoir le coup (près de 100€) pour une marche sur le glacier qui n’a pas l’air spectaculaire. Peut-être qu’on s’est trompés, mais on a préféré passer notre tour.

Les bus en haute saison: essayez de réserver au maximum. Lorsque ce n’est pas possible, il faut grimper dans le premier bus qui passe quitte malheureusement à marcher sur les autres… les places sont chères.
Pour couronner le tout, il y a des places réservées aux locaux qui peuvent arriver au dernier moment et vous passer devant, c’est la règle. Pour certaines liaisons (jusqu’à Villa O’Higgins surtout) il n’y a pas de bus tous les jours. Toutes les infos sont sur www.villaohiggins.com.

Côté prix:
Coihayque - Cerro Castillo : 7.000P (tous les jours à 9h du matin).
Cerro Castillo - Puerto Rio Tranquilo: 7.000P (aux alentours de 11h, c’est celui qui part de Coihayque, vous pouvez monter si assez de personnes descendent).
Puerto Rio Tranquillo - Cochrane: 7.000P (aux alentours de 13h, ou 15h ou même 16h en fait. Toujours le même bus parti le matin de Coihayque, même principe que plus haut, prier pour que beaucoup de monde descende).

Une route poussiéreuse, quelques maisons en bord de route et une montagne en forme de château qui nous surveille, pas de doute, nous sommes arrivés à Villa Cerro Castillo. C’est ici que nous avons prévu de passer les prochains jours, autour de cette montagne qui nous fait de l’œil. A peine sortis du bus, nous allons au camping que nous ont conseillé Anaïs et Boris (de Coihayque) et nous demandons tous les renseignements au sujet des randos à faire au pied de ce magnifique « Carro Castillo », ils ont l’air bien renseignés. Et d’après eux, on devrait partir dès aujourd’hui, vu le soleil qu’il fait, ce serait bête de ne pas en profiter. On suit donc leur conseil et sans trop réfléchir, nous faisons rapidement nos sacs pour deux jours de marche, heureusement que nous avions déjà quelques provisions.

Et c’est parti… avant de penser à rentrer dans le parc (qui est exploité par des propriétaires privés et qui font payer l’entrée un bras), il faut faire un détour pour justement éviter de payer si cher. Une petite astuce donnée par les gens du camping. En fait ce n’est pas vraiment un « petit » détour, au total 7km… qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour économiser 30€!
Nous suivons bien les indications, et comme on nous a dit: au panneau « défense d’entrer »… c’est là qu’il faut rentrer. En fait on ne peut pas le manquer, les autres marcheurs ont déjà tracé le chemin. C’est d’ici, après 7km de marche donc, que nous partons pour notre rando.

La journée est déjà bien avancée mais on s’est fixé comme objectif d’atteindre un des campings du circuit. Après 3h de marche, et 600m de dénivelé, nous voici à destination. En chemin, on a eu droit à de magnifiques paysages: qu’on tourne la tête vers la vallée ou vers les montagnes, à chaque fois, le spectacle est au rendez-vous.

A notre arrivée à l’aire de camping aménagée, nous sommes rassurés, il y a une rivière tout près afin de s’approvisionner en eau (pas besoin de parcourir des centaines de mètres). Et puis, le cadre est magnifique. Bien à l’abri, au milieu des arbres, la nuit devrait être bonne.

Après une douche express à l’eau de la rivière, nous nous mettons à préparer nos pâtes pour la soirée et puis on ne traine pas trop dehors. Il fait vite frais et on a bien mérité une nuit de sommeil.

Au réveil lundi matin, le temps s’est un peu couvert, mais pas assez pour nous décourager. Après notre petit déjeuner, on reprend notre route mais cette fois sans les gros sacs qui resteront dans la tente. On a prévu d’aller au pied de cette belle montagne et de repartir dans le même sens… pas envie de passer par l’entrée principale pour sortir, au risque de devoir payer l’entrée.

Nous commençons notre ascension des 800m de dénivelé qui sont devant nous sous un temps plutôt agréable, et déjà, les points de vue sont pas mal. Mais plus on monte, plus le vent se lève, et dans les rochers, pas facile de mettre un pied devant l’autre. On se dit qu’on a été bien inspirés de laisser nos gros sacs au campement. Plusieurs fois, les rafales me font tomber… il me tarde d’arriver! Enfin, après pas mal d’effort, nous atteignons un point qui nous satisfait pour la vue, mais on ne pourra pas faire grand chose contre les nuages qui semblent bien accrochés.

Vue sur la vallée

Le temps d’immortaliser ce joli panorama, nous repartons dans l’autre sens et toujours sous un vent bien violent. Nous sommes de retour à notre campement en début d’après-midi, le temps de manger un morceau et nous repartons vers Villa Cerro Castillo. Une descente qui se passe rapidement, mais les 7km de détour qui nous font éviter l’entrée officielle nous semblent interminables… Heureusement, malgré le vent et les nuages, la pluie nous épargne!
Une fois arrivés dans le village, c’est installation de la tente et quelques courses pour la soirée et surtout… une douche bien chaude!

Mardi 23 janvier, nous nous réveillons sous le soleil et comme lors de notre arrivée, nous avons droit à une superbe vue sur le Cerro Castillo. Mais on ne repartira pas le voir… c’est une nouvelle étape qui nous attend. Mais pour l’atteindre, pas possible de réserver de bus. On envisage l’option pouce en l’air mais vu le monde sur le bord de la route, on n’est pas prêts de partir. La solution est donc d’attendre que le bus venu de Coihayque passe… et on croise les doigts pour que des gens descendent et laissent leur place!

Une bonne heure d’attente et enfin le bus est en vue et ouf, il y a du monde qui descend et nous avons des places pour aller jusqu’à Puerto Rio Tranquillo. Après 3h de route, nous arrivons à destination. Un tour des campings et nous nous installons dans ce petit village dédié au tourisme. Deux activités ici: du bateau pour aller voir des chapelles de marbre découpées sur la côte ou bien une rando sur le glacier Exploradores. On hésite mais finalement, on ne fera que les « Capillas de Marmol » (les chapelles). Après un petit tour des agences, on se rend compte que tous proposent la même chose donc on arrête de perdre notre temps et on réserve pour le lendemain matin: il paraît que la lumière est plus belle et qu’il y a moins de vent sur le lac.
En attendant, nous profitons de la fin de journée pour faire une jolie balade le long du Lago Mayor qui borde la ville. On ne s’attarde pas trop, le froid arrive et on tombe de sommeil!

Au réveil mercredi matin, on ne traine pas. Direction le port pour embarquer vers les « Capillas de Marmol ». Après un petit quart d’heure de navigation, nous arrivons au plus près des premières chapelles creusées dans la côte par l’eau… et déjà c’est magnifique à voir. Surtout que le soleil est au rendez-vous et effectivement, la lumière qui passe à travers l’eau donne des couleurs magiques.

On passe et on repasse le long de cette côte déchirée, le capitaine nous fait même entrer dans certaines petites chapelles et puis il est déjà l’heure de repartir. Un trajet retour qui n’est pas des plus chaud, on se laisse donc tenter par un bon chocolat une fois revenus dans le village.
Et puis retour au camping pour replier nos petites affaires, on a décidé de partir dès aujourd’hui pour notre prochaine étape. Mais comme à Cerro Castillo, impossible de réserver une place dans un bus et impensable de faire du stop vu le monde qui est déjà au bord de la route.
Nous attendons donc que le bus parti de Coihayque le matin arrive… un premier fait son entrée dans le village, mais d’autres seront plus rapides que nous pour monter. C’est impressionnant comme les gens peuvent devenir incontrôlables dans ce genre de situation, de vrais animaux, et on n’a pas envie de devenir comme ça. Pas le choix, nous attendons le prochain bus… qui mettra plus d’une heure à arriver et là, on ne le laisse pas passer! Enfin, en milieu d’après-midi, nous grimpons dans un bus et direction Cochrane!