Départ d’un road trip à 4 sur la Route de la Mort

Le 17 janvier 2018

Les petites infos en +:


Route de la Mort, avec l’agence Xtreme Down Hill : 420BOB / personne
Entrée à payer en plus: 50BOB / personne

Collectivo  Yolosita - Coroico : 7BOB/ personne avec bagage
Bus Coroico - La Paz : 20BOB / personne
Bus La Paz - Potosi : 70BOB / personne en avec la compagnie El Dorado

La Route de la Mort! Voici le programme de ce dimanche 26 novembre. Même si vous vous en doutez, il faut quand même qu’on vous explique pourquoi on l’appelle comme ça. Cette route qui relie La Paz à Yolosita a été tracée à flanc de montagne avec des précipices de plus de 1.000m: presque 70 km pour 4.000m de dénivelé. Et ici, pas de goudron ni de barrière de sécurité: des cailloux et le vide pour seul horizon! Vous imaginez donc le nombre d’accidents (pour la plupart mortels) qui se sont produits sur cette route. Depuis une petite dizaine d’années, une nouvelle route a été construite et la « Route de la Mort » est le terrain de jeu des touristes qui peuvent la descendre en VTT.

C’est donc notre activité du jour. Mais avant de se lancer, il nous faut nous équiper: genouillères, coudières, pantalon, blouson, casque, gants… il ne peut pas nous arriver grand chose. Nous commençons le parcours sur la route moderne, peut-être pour nous habituer au vélo, et c’est plutôt agréable… tout le groupe est devant, de mon côté, je vais à mon rythme, de toutes façons un deuxième guide ferme la marche et n’a pas d’autre choix que de m’attendre.

Après cette première partie assez facile, nous entamons la « Route de la Mort », la vraie! Et là on roule sur un chemin caillouteux, en plus pour le moment, nous avançons dans la brume et c’est assez impressionnant. Quand on regarde à gauche, il ne faut pas avoir peur du vide, il n’est qu’à quelques mètres…
Le parcours est ponctué de différents arrêts pour profiter du paysage puisque la brume disparait petit à petit et laisse la place à de superbes panoramas.

Enfin, après près de 3 heures de descente nous arrivons au bout de cette Route de la Mort. Si les garçons en redemandent, j’avoue que c’est assez pour moi. Toutes ces vibrations dans les bras, je n’arrivais plus à tenir le guidon tellement mes muscles avaient travaillé (oui, je dois être une petite nature).
Comme la plupart des agences, la nôtre propose de terminer la journée par un déjeuner au bord d’une piscine et franchement ça passe très bien!
Le van nous dépose dans le village de Yolosita. Là, nous attendons tous les quatre le passage d’un colectivo pour rejoindre Coroico. La ville est la porte d’entrée pour l’Amazonie, notre prochaine étape.

Nous y arrivons sous un soleil de plomb et partons à la recherche d’un hostel pour la nuit. Oui mais voilà… la plupart n’ont plus d’eau, ils attendent la saison des pluie avec impatience pour refaire les réserves, d’ici là ils sont ravitaillés sporadiquement par la municipalité. Alors on peut dormir mais pas se laver, on constate aussi que les draps n’ont pas vu d’eau (ni de lessive) depuis un moment dans tous les établissements qu’on visite. Fatigués par nos recherches (surtout les filles parce que les garçons nous ont attendues en terrasse), nous décidons d’appeler dans un hostel éloigné du centre mais recommandé dans tous les guides pour sa… propreté! Ils ont des chambres, un peu chères mais pas grave, un taxi et quelques courses plus tard, nous débarquons dans ce petit paradis, l’Hostal Sol y Luna. Ca sent le propre, ça fait plaisir et surtout il y a plein de petit jardins et recoins c’est superbe.
Ce soir, nous profitons de la terrasse avant d’aller nous coucher… la journée a été longue.

Lundi matin, c’est la douche froide au réveil… le temps a viré: il pleut, il pleut et il pleut encore depuis le milieu de la nuit! Et ça n’a pas l’air de vouloir s’arrêter. La responsable de l’hostal nous le confirme, la saison des pluies est en train d’arriver. Rejoindre Rurenabaque et l’Amazonie? Avec cette pluie? Elle ne le tenterait pas… la route peut être coupée et le voyage durer plusieurs jours. Bien bien bien, on va voir ce que ça donne demain pour prendre une décision. En attendant, nous profitons d’une accalmie pour partir jusqu’au village. La balade est assez sympa et nous trouvons rapidement une petite gargote pour déjeuner… en plus c’est bon! Nous allons ensuite faire un tour à la gare routière pour prendre des renseignements pour notre éventuels départ vers l’Amazonie, et un retour à La Paz, on ne sait jamais. Nous décidons ensuite de rentrer à l’hostal profiter de la terrasse pour travailler un peu pendant que Audrey & Dax partent se balader. En fin de journée, on croise les doigts pour avoir du soleil le lendemain.

Il semblerait que le dieu de la météo ne soit pas avec nous sur ce coup-là. La pluie a repris de plus belle cette nuit et au réveil c’est pire que la veille. Re-confirmation de la responsable… ce n’est vraiment pas une bonne idée de le tenter. Même si la déception est là, nous préférons éviter de perdre une semaine à faire un aller-retour pour rien jusqu’à Rurenabaque. Nous devons renoncer à voir les caïmans et tous leurs copains… ce sera un retour à La Paz.
Après un dernier déjeuner dans notre petit boui-boui, retour à la capitale, par la nouvelle route cette fois et effectivement c’est moins impressionnant.
A la gare routière, après un tour des compagnies nous décidons de partir avec "El Dorado"… départ prévu à 22h pour Potosi, la ville des mineurs.