Le 29 août 2016

Comment ça va après deux mois de vadrouille?

Comme disaient si bien les Neg Marron… « On fait le bilan » (le premier)!
Cela fait exactement 2 mois que nous sommes partis, 2 mois que nous voyageons, vivons, mangeons, dormons à 2. Bref, c’est du 24h sur 24. Alors, on vous rassure tout de suite: ça va!

 

Bien sûr il y a eu quelques tensions, principalement en Turquie, quand on ne savait plus trop s’il fallait rester ou partir. Chaque journée était une épreuve sous 45°C, mais on a réussi à trouver une solution, à deux. Notre chance c’est aussi d’être dans le même état d’esprit: ni l’un ni l’autre n’a envie d’hôtels 3 étoiles, ça tombe bien on n’a pas les moyens. Si on est en galère, on essaie d’en rire, sinon on aurait déjà déprimé pas mal de fois… Quand il y a des doutes d’un côté, c’est à l’autre à le rassurer, et vice-versa.

Pour être honnête, on pensait que ça allait être un peu plus compliqué. Mais on est loin de nos proches et là, on ne peut compter que l’un sur l’autre, donc on pense à deux et on agit à deux.
Il fallu prendre des décisions, changer les plans au dernier moment  (comme ne pas faire les Cyclades ou quitter la Turquie)… mais pour le moment, on trouve qu’on s’en sort plutôt bien et ce que nous avons découvert nous a plu.

En deux mois, on a déjà connu pas mal de choses: des heures interminables sur un bateau, des nuits en voiture, en camping et même à la belle étoile au milieu de nulle part… là c’est moi qu’il fallait rassurer, le moindre bruit me faisait craindre le pire.

Petit souvenir de Crête

Voyager comme on le fait, c’est se remettre en question chaque jour et faire évoluer les plans. On a par exemple choisi de louer une voiture quelques jours après notre arrivée en Crète. Les transports en commun n’étant pas assez développés et plutôt onéreux, c’était la meilleure solution pour découvrir l’île. Au final en sacrifiant quelques nuits en camping, notre budget a été respecté. C’est en sillonnant la Roumanie en train et en bus qu’on a réalisé que cette solution est vraiment intéressante. La-bas, on n’a pas vraiment pu s’arrêter dans des endroits plus isolés et moins touristiques, et nous devions trouver chaque soir une auberge, un hôtel ou un camping (très rarement) pour passer la nuit. En additionnant le coût des transports et de l’hébergement, la voiture aurait été certainement une bonne solution là encore. Mais pas de regrets on reviendra, peut-être en van?

Pendant ces deux mois, on a aussi pu tester notre matériel. On doit dire qu’on est vraiment hyper satisfaits de nos choix. On a mis du temps à se décider pendant la préparation de ce voyage, en comparant tout ce qui pouvait exister. On a pris le parti d’acheter des articles de bonne (voire très bonne) qualité et on n’est pas déçu, même si le prix peut faire peur parfois. Nos voyages précédents nous avaient déjà convaincus qu'il valait mieux acheter un bon produit une seule fois que plusieurs moyens sur la route. Bref, on remercie MSR, SeaToSummit, Thermorest, Salomon, Fjällräven, Eider, Lafuma… Et eux aussi peuvent nous remercier! D’ailleurs, si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous écrire, on est devenu des experts. ;)

Niveau communication, on essaie de faire de notre mieux… Bon, les newsletter sont envoyées comme on peut, mais on arrive à garder contact avec nos proches (c’est d’ailleurs en partie pour eux qu’on alimente le site). WhatsApp, Skype, FaceTime, Facebook, Instagram… nous permettent d’avoir un lien et surtout de rassurer les parents. On doit avouer que les messages, les appels, les photos de la famille et des copains nous font du bien à nous aussi.
D’ailleurs, après ces deux premiers mois, retrouver Michel et tous nos amis libanais était un moment que nous attendions. Et nous n’avons pas été déçus, nous avons passé de belles journées (et soirées). Ca nous a fait du bien de retrouver des têtes connues parce qu’il faut dire que depuis notre départ, les rencontres étaient rares mais super sympa, nous pensons bien sûr à Myriam et JP, Anne et Jacques, Raphaël.  
En ayant définitivement quitté l’Europe et en voyageant hors vacances d’été, nous nous attendons désormais à rencontrer plus de monde lors de nos prochaines étapes.

Sur la suite de notre voyage, nous savons qu’il existe au moins un domaine dans lequel nous avons des progrès à faire… trouver notre rythme. On est d’ailleurs en train de travailler sur un autre article qui arrivera très bientôt.

Voilà ce qu’on pouvait vous dire après deux mois de vadrouille…
Finalement, le plus important dans ce genre d’aventure c’est d’être sur la même longueur d’onde, peu importe les choix que l’on fait.