Entre Arequipa et Puno, sur la route du Lac Titicaca

Le 30 décembre 2017

Les petites infos en +:

Couvent Santa Catalina: 40S / personne + 30S la visite guidée

Taxi dans le centre-ville d'Arequipa: entre 6 et 8S
Lac Titicaca, excursions sur les Iles Uros: 25S / personne
Taxi dans le centre-ville de Puno: 5S

Ce samedi 14 octobre, après une journée de (magnifique) route nous arrivons à Arequipa. La ville est déjà à plus de 2.300m d’altitude mais pour le moment, toute la famille ne ressent pas le mal de l’altitude et c’est tant mieux puisqu’on doit continuer à prendre de la hauteur sur les prochains jours.
Nous mettons un peu de temps à entrer dans la ville où il y a pas mal de circulation et nous débarquons enfin dans le petit appartement qu’on a réservé pour les deux prochaines nuits. Pour cette première soirée ici, nous allons dans le centre-ville et nous découvrons la superbe Plaza de Armas.
La ville s’annonçait sympathique à découvrir dans le guide, il n’y a pas à dire, on n’est pas déçu! Une balade dans les ruelles plus tard, nous nous installons dans un petit resto pour dîner et retour à la « maison », tout le monde est KO après cette longue journée.

Dimanche matin, la ville est calme forcément. Heureusement, la plupart des sites touristiques sont ouverts. C’est le cas du Convento Santa Catalina de Siena, LE couvent à visiter ici, un des plus grands d’Amérique du Sud. On comprend pourquoi il est si réputé: il est magnifique et en très bon état. C’est une ville dans la ville, coupée du monde derrière ses énormes murs qui abritent toujours des Carmélites.

Après cette jolie visite, nous repartons à la découverte du vieux centre-ville et nous terminons notre balade sur la Plaza de Armas. C’est là que nous décidons de déjeuner, sur une des terrasses qui surplombe la place… et la vue (comme les plats d’ailleurs) sont top.

Dans l’après-midi, malgré l’activité au ralenti en ce dimanche, nous nous baladons encore dans les ruelles de la ville et visitons la Compañia, l’ancienne église jésuite située un peu en retrait de la place.

Pour cette deuxième soirée ici, nous décidons de faire quelques courses pour dîner dans l’appartement… un peu de confort, comme à la maison, ça fait du bien, en plus c'est Maman qui cuisine!
Et puis nous en profitons aussi pour commencer à trier nos affaires… une valise repart en France dans une semaine (ouhhh ça passe trop vite),

il faut en profiter!

Une des ruelles à l'intérieur du couvent

Lundi 16 octobre, c’est déjà l’heure de quitter la jolie Arequipa. Matthieu et moi devrions y revenir un peu plus tard quand nous irons vers la Bolivie, mais ce n’est pas pour tout de suite. Au programme de ce début de semaine: une nouvelle journée de voiture (eh oui, encore). Mais nous découvrons des paysages qu’on ne connaissait pas encore au Pérou. Comme on grimpe, on rencontre de plus en plus de lamas, d’alpagas et de vigognes… trop mignonnes ces petites bêtes. On prend le temps de faire des photos et franchement, ça vaut le coup d’en profiter. On se dit qu’on a de la chance d’emprunter ce trajet en voiture et pas en bus, on ne pourrait pas se payer le luxe de s’arrêter quand on en a envie.

Pour déjeuner, nous nous arrêtons dans un des seuls villages que nous croisons et l’altitude commence à se faire ressentir, surtout chez ma mère qui a un peu la tête qui tourne. Mais une infusion de coca plus tard, ça va beaucoup mieux.
Nous reprenons la route pour descendre toujours plus au Sud en direction de Puno. Sur la route, des panoramas incroyables, avec des lacs immenses. Mais on comprend ce que « immense » veut dire lorsque nous arrivons sur les hauteurs de Puno. Nous découvrons le fameux lac Titicaca, difficile d’en voir le bout. A plus de 3.800m d’altitude, il est considéré comme le plus haut lac
 

navigable au monde. 190km de long, 80km de large et une profondeur comprise entre 100 et presque 300m, on vous laisse imaginer… Plus on se rapproche de la ville, plus la pluie menace. Et ça ne manque pas, à notre arrivée un orage éclate, avec lui des trombes d’eau arrivent. Heureusement, nous avons le temps de descendre nos bagages. Nous nous installons, mais tout le monde à l’air un peu réticent sur l’endroit: il n’y a pas de chauffage et l’eau chaude n’as pas l’air d’être de la partie non plus… ça pique un peu!Cette première soirée ici sera assez humide et plutôt froide. Le resto dans lequel on s’installe n’a pas de chauffage non plus. On essaie de s’installer près de la cheminée mais on ne ressent pas vraiment la chaleur, heureusement que nous mangeons de bons morceaux d’alpagas pour nous réchauffer (parce que oui, en plus de leur laine, les alpagas font de très bons steaks!).

Au réveil mardi matin, mes parents n’ont pas bien dormi (trop froid, des chiens qui aboient toute la nuit)… il va falloir changer d’hôtel pour ce soir. Mais en attendant, vu que le soleil s’est levé ce matin (et qu’à priori ça ne va pas durer), nous partons vers le port de Puno. C’est de là que partent les bateau pour les Iles Uros. Pas besoin de passer par une agence, il suffit de monter dans un des bateaux à quais et de traiter avec le capitaine (comme la plupart des touristes font d’ailleurs). Nous prenons place dans une des embarcations et c’est parti… direction les Iles Uros. C’est vraiment une sensation étrange de se retrouver là, à naviguer sur ce lac mythique. Certains disent que le trésor des Incas y est englouti… mais personne n’a jamais rien trouvé!

Après une bonne heure de navigation nous débarquons sur une des îles. Il s’agit d’îles « artificielles », construites en roseau et qui disparaissent tous les 15 ans environ. Les habitants ajoutent ponctuellement des couches d’herbes pour rester à la surface. Inutile de dire que c’est assez étrange de marcher sur ce sol qui parait si instable. La visite (très touristique) nous permet de comprendre comment vivent les gens sur place, en général par famille. Nous avons même droit à une démonstration de chant (en anglais et en français) mais on trouve ça assez dérangeant. Nous prenons ensuite la direction de l’île « capitale », la plus grande de toutes où se trouve l’école mais aussi… toutes les boutiques de souvenirs! Au bout de quelques minutes, nous avons fait le tour et attendons le départ. Avec Matthieu, on s’aventure sur une tour de bois qui sert de mirador. La photo est sympa mais on ne se sent pas vraiment stable tout là-haut.

 

Avant de les utiliser au sol, les roseaux
sont séchés de longues heures au soleil

Nous retournons enfin à bord de notre embarcation pour reprendre la direction de Puno. L’excursion n’est pas dingue, vous l’aurez compris, mais on est contents de l’avoir fait et surtout d’avoir pu naviguer tous les quatre sur ce lac mythique.
De retour à Puno, nous reprenons possession de nos valises et de notre voiture pour aller dans la ville. Nous décidons d’y faire une petit balade et nous commençons par le marché. Mais personne n’est convaincu par les stands qui proposent des petits plats. Nous remontons donc de quelques rues pour nous installer dans un institution locale: « El Rancho » où on mange des poulets grillés recommandés dans le Routard! On n’est pas déçus de notre choix… ça fait un bien fou de manger ça. En plus, nous sommes un peu l’attraction car nous avons demandé à avoir le poulet entier pour le découper nous-même. Parce qu’on en a marre de manger des morceaux qu’on ne reconnaît pas… enfin, nous avons des blancs, des cuisses, bref, des vrais morceaux!

Après cette super pause déjeuner, nous partons nous balader dans les rues de Puno et nous arrivons sur la Plaza de Armas dominée par la cathédrale et sa jolie façade.

Une pause café dans une magnifique Casona et un craquage sur l’artisanat local plus tard, nous repartons vers notre voiture. Et il était temps, l’orage commence à menacer. Nous nous mettons à la recherche d’un nouvel hôtel (chauffé) pour cette deuxième soirée ici. Repéré sur Booking, je pars négocier nos deux chambres dans un super hôtel… et on tombe d’accord sur le prix avec la réceptionniste! C’est parfait, nous voilà installés dans des super chambres chauffées, avec de l’eau chaude… le paradis! Et si on se penche un peu, on a même la vue sur le lac Titicaca.
Comme il pleut dehors, tout le monde succombe à une petite sieste avant de nous retrouver dans le hall de l’hôtel pour une infusion de coca (oui on est encore bien en altitude) au coin du feu.
Vu le temps, nous décidons de rester dîner à l’hôtel. On aurait eu tort de s’en priver… c’est excellent, surtout le carpaccio d’alpaga! On s’en souviendra longtemps…

Après une bonne nuit au chaud et un petit déjeuner de compétition, nous devons malheureusement quitter ce bel endroit. C’est une nouvelle journée de route qui nous attend (la dernière aussi longue pour mes parents heureusement) avant d’arriver à Cuzco…